18 août 2006

aujourd'hui je passe le mot

Poussée et entraînée par le merveilleux et impossible knit-along
Knit the Classics (un classique + un FO par mois, eh oh, j'ai pas quatre yeux ni dix bras !!!), j'ai le grand bonheur ce mois-ci de découvrir Lolita de Nabokov.

C'est contraire à tous mes principes, mais j'ai trouvé une copie d'occasion en français, alors va pour le français. Bien m'en a pris*. Rarement livre fut aussi rempli de mots, que je les comprends pas tous et que j'adore ça. Des mots extraordinaires, escarbouclés et caligineux et toutes ces sortes de choses.

Bonheur à nous qui ne vivons pas dans quelque ville retirée des Etats DémUnis où une libraire inculte refuse de vendre "cette sorte de livre". Je n'invente rien, c'est arrivé à une des participantes de KTC. Et méfions-nous tout de même, car au train où roulent aujourd'hui le politiquement correct et le langage rasé-sous-les-bras, la censure moderne nous attend au tournant.
S'il vous plaît, achetez les livres maudits!

(Il y a 4 ans, affaire "Rose Bonbon" : un roman retiré de la vente. Le livre n'était pas bon, mais là n'est pas la question.)

Bref; pour aller avec ces riches littératures, une chouette adresse :
Le Mot du Jour. Fuligineux, adamantin, bézoard et cryptophyte : non seulement ils sont tous délicieux à dire, mais qu'est ce que ça va nous faire comme points au scrabble!

*La traduction est brillante - c'est celle de Kahane - et la version originale, probablement inaccessible à mon anglais bloggéïforme...


Happy reading everybody

 

Posté par knitchy à 13:15 - blablabla - Commentaires [8] - Permalien [#]

Commentaires

    bon tu piques ma curiosité, faut que je note qulque part ce tirtre et que j'aille voaire si mon libraire il l'a !

    Posté par thalie , le 18 août 2006 à 18:00
  • Je n'ai pas lu le livre de Nabokov, mais j'ai encore la musique du film de Stanley Kubrick dans l'oreille et je suis toujours "imprégnée" par l'ambiance de ce chef d'oeuvre.
    Et quand j'ai aimé un film ou un livre je n'aime pas lire le livre après le film ou voir le film après le livre. Je suis un peu confuse, j'espère que tu as compris.

    Posté par Modestine , le 18 août 2006 à 18:09
  • Le langage rasé-sous-les-bras ? Je ne connaissais pas, mais ça me plaît beaucoup ! Merci pour le lien vers le blog aux mots rigolos, et viva la culture ! Je vais tâcher d'en savoir plus sur tes livres, j'avoue que je ne connais pas (et viva l'inculture !). Bon week end !

    Posté par Christine , le 18 août 2006 à 21:38
  • moi j'adore cette expression "le langage rasé sous les bras". Et après Lolita, tout aussi sulfureux mais moins connu (car-y-a-pas-le-film) Ada ou l'ardeur ?

    Posté par circé , le 19 août 2006 à 11:11
  • Ah Lolita j'ai adoré ! Tout en finesse et subtilité ... enfin tout en mots à laisser fondre sous l'oreille.
    Comment peut-on censurer cette "sorte de livre" dans un pays qui produit des tombereaux de "sortes de film"....

    Posté par agastache , le 19 août 2006 à 15:31
  • Même avec une nouvelle adresse, c'est toujours un super moment de lire ton blog ! et merci pour le lien pour des révisions systématiques de notre langue ! Dommage, Pivot ne fait plus sa dictée, on aurait été très fortes !

    Posté par daktricotine , le 22 août 2006 à 09:32
  • Ah ! J'ai la même traduction alors...
    J'ai adoré lire ce livre. Surtout l'ambiance du début. Dont Miss Coppola s'est largement inspirée pour son Lost in Translation...
    En parlant des Etats DémUnis, il paraît que leur grand Cowboy a lu (et aimé) L'étranger de Camus... Comble de l'absurde justement, non ?...

    Posté par Séverine , le 22 août 2006 à 18:42
  • tudieu ma chère, les mots! je les aime aussi bien balancés!

    Posté par Florence , le 02 septembre 2006 à 00:54

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