01 août 2009
Ô grand puissant de la balayette, je te défie avec ma lavette
Pourquoi j'adore Internet ? Pour ce genre de trouvailles, dégotté ce matin chez Tikabelle (si vous écoutez des podcasts en anglais, je vous recommande celui de Tika, la demoiselle est futée et lettrée)
Le jeu de rôles qui va transformer votre vie (ou tout au moins votre évier de cusine) : ChoreWars

Vous n'avez plus qu'à recruter votre petite famille et inciter ses membres à accumuler des points d'expérience en sortant les poubelles ou en briquant l'évier. Toutes les corvées domestiques sont décrites comme autant d'aventures, nécéssitant un degré plus ou moins avancé de force physique (jardinage), habileté (réparer un robinet) ou charisme (convaincre un autre membre de la famille de commander les pizzas). Dans la périlleuse entreprise qui vous attend vous pouvez soit accumuler des points ou gagner de l'or ou, pas de bol, vous laisser contrecarrer par un monstre hostile (le sac de l'aspirateur est plein)
Vu l'état encore très insatisfaisant de la maisonnette chez Knitchy, il m'a semblé indispensable de créer un profil. Voilà ça y est, ma vie a trouvé son sens. I am on a mission.
Je vous laisse, l'aspirateur m'attend.
Happy cleaning, everyone !
21 juin 2009
grosse flemme
Ça n'aura pas échappé aux trois âmes valeureuses qui se donnent la peine de passer par ici : 'y a comme un hiatus. Ben oui, j'ai perdu des forces dans le grand combat de la vie ces derniers temps, et un peu perdu la foi. Même plus envie de descendre mon stash. C'est dire.
Est-ce le résultat combiné du déménagement et du jardinage, mais j'ai mal partout et vraiment l'impression d'avoir dix mille ans. Même mes mains me font mal, en sus du syndrôme carpien bien connu. Premiers signes arthritiques ?!? Youpi. En quatre semaines post-emmenagement j'ai déjà eu affaire, entre autres bricoles, à une inondation de lave-linge et une inondation pluviale par tuyeau de poële interposé. Youpi tralala. Demain les gars du bétonnage reviennent faire un peu de crasse en éventrant la citerne. Youkaïdi youkaïda. Tout ceci est sans compter sur l'infiltration dans le mur du salon qui nécéssitera autres forces cimentages et crassouillages. Oyé.
Donc me voici officiellement sur les flancs : impossible de me sortir du lit ce week-end. Je ne fais rien et je clapote sur mon laptop en écoutant les oiseaux dans le jardin. (Ah au fait il y a aussi concert de perruches depuis cinq heures du matin en cette saison. Oui c'est normal, c'est Bruxelles donc il y a des perruches par milliers. Ce pays est surréaliste jusque dans les moindres détails.)
Paysage vespéral depuis mon salon. Les relations avec le chat des voisins, bien qu'entachées de l'occasionel tas de crottes malodorantes, se passent plutôt bien. Tenez, je ne l'ai pas encore vue aujourd'hui et ça me manque (bon sang, est-ce que je vais devenir une de ces créatures entichées de chats ?!?) Au rang du merveilleux bestiaire, j'ai déjà croisé dans mon jardin une tortue de Floride (?!?), une grosse grenouille et un renard. Tout ceci m'enchante; j'attends de pied ferme le raton laveur.
Bon Dieu quelle flemme. Est-ce que j'arriverai à plantouiller mes campanula carpatis cet après-midi ? Rien n'est moin sûr. Plutôt essayer de faire quelques centimètres sur la paire de chaussette qui est en chantier depuis le mois de novembre (sixième réincarnation). De toutes façons il fait très mouillé ici aujourd'hui. Je vais peut-être me faire une tasse de thé. Peut-être.
Bon dimanche tout le monde !
15 août 2008
Ahem. Saurai-je rester modeste ?

... car crac boum, me voici Arte y picoisée chers lecteurs, et pas par n'importe qui, la Reine Christine rien de moins ! Quand j'ai recommencé à tricoter (en l'an de grâce 2005 si ma mémoire en voie de seniorisation aigüe ne me trompe pas), je suis tombée sur son billet richement illustré à propos des atermoiements français entre le OUI et le NON
pour la constitution. J'ai aimé la fantaisie de l'auteur et je peux dire sans mentir qu'elle a contribué à la décision de m'aventurer dans la bloggosphère le blogging le bloguage enfin bref (tous ces bloggoismes sont abominables), vous me comprenez. Depuis lors, l'encyclopédisme malicieux de Christine, qui se casse toujours la tête pour nous apprendre quelque chose de façon inattendue, continue à me réjouir et son goût pour le langage à m'enchanter. Un de mes billets préférés : celui où elle nous apprend à distinguer l'égobèse du podoclaste... Merci Christine !
Les choses se compliquent...
Ouais, car les règles du jeu (5 blogs* seulement ??) sont cruelles. A vrai dire, je n'ai pas une folle passion pour les questionnaires et les échanges de prix entre bloggueurs... Mais comme dans ce cas-ci j'ai grand plaisir à balancer quelques-uns de mes liens préférés, je vais quand même me montrer d'une discipline exemplaire (enfin, presque). Vous me pardonnerez si je déborde un tout petit peu des limites règlementaires, d'ailleurs vous seriez de mauvaise composition, c'est rien que du haut de gamme :
Entre pinailleuses, on se comprend. C'est-à-dire qu'elle est à peu près aussi maniaque que moi, la technique et l'expérience en plus. Le grand air suisse et son ambiance d'horlogerie fine y sont peut-être pour quelque chose, mais Véronique est une orfèvre en son genre. Son travail est impressionnant. C'est chez elle que j'ai découvert la richesse des norvégiens (ah ce Jubileum!) et la finesse des fair-isles. Je voudrais bien être une petite souris pour me planquer chez elle et regarder tous ses ouvrages dans le grand détail. En outre Véronique n'a pas oublié d'être drôle et cultivée, ce qui ne gâte rien. Ses billets sont plus rares depuis un ou deux ans, mais je vous encourage à parcourir ses archives et ses galeries, vous y verrez de bien belles choses.
La fine mouche qui capture les araignées. Je la soupçonne de se lever
avant les oiseaux parfois, et de traîner Bichounet par les chemins
pour flairer la garrigue et satisfaire sa manie du précieux détail. Que ce soit au bout de son objectif où à la pointe de ses aiguilles, Mireille saisit la poésie sur le vif. Elle est discrète et ne dit pas toujours grand-chose, mais n'en pense pas moins. Mireille est une artiste qui a besoin de ses jardins secrets : quand c'est nécéssaire, elle s'enferme dans le frigo avec Bichounet.
La dangereuse stashomane. Attention, cette femme est redoutable. Elle flaire le kit en solde ou la nouvelle cargaison de Kauni à trois océans de distance. Ses révélations sont aussi fatales à la carte bancaire que le chant des sirènes au navigateur. Non seulement son blog est miné de liens périlleux et de recettes alléchantes, mais sa curiosité ne s'arrête pas en si bon chemin : c'est en furetant dans ses colonnes que j'ai découvert par exemple des calligraphies merveilleuses. Oiseaux, voyages, art, littérature... tout l'intéresse. Dominique est aussi à l'occasion une vigoureuse râleuse, à juste titre à mon avis (vu que nous râlons souvent à propos des mêmes stupidités contemporaines). Dominique, quand est-ce qu'on se tricote des petites cagoules et qu'on relance la révolution ??
La femme-shiva. Je ne vois pas d'autre explication, ou alors elle consomme du kérozène au petit déjeuner. Elle file, elle plafonne, elle corrige quelques centaines de copies, elle pose du plancher, elle coud, elle pose du carrelage, elle teint, elle jardine, elle corrige une autre centaine de copies, elle cuisine, elle repeint des étagères, elle fait de la dentelle, elle abat une ou deux cloisons, elle désherbe le potager, elle refait le toit, elle nourrit le chat, elle creuse une piscine... Vous l'avez reconnue bien sûr, Bulle l'infatigable, la femme qui me laisse toujours comme deux ronds de flan à lire ses derniers exploits. Sans blague, elle m'impressionne beaucoup, mais ce que j'apprécie par-dessus tout c'est la parfaite intégrité de Bulle, qui n'en fait jamais des tonnes, qui est toujours juste et ne connaît pas le faux-semblant, qui protège ce qui doit l'être et partage ce qui enrichit les autres. Quand j'arrêterai d'être tout le temps malade et de me plaindre, je veux devenir comme Bulle.
La kolkhozienne tendance. Serait-ce les déménagements à répétition ? La fréquentation exagérée des fanfares ? L'observation obsédante des angles morts ? Le sniffage abusif de coton liberty ? Quoi qu'il en soit, Catherine est déjantée de l'ourlet à l'encolure, et tout simplement hilarante. A lire pour se rafraîchir le cervelet de temps en temps. Ah, au fait, Catherine a un problème existentiel récurrent : envoyez-lui vos idées de menu pour gnauds affamés, entre 14 et 17 heures si possible, merci.
Le très regretté Jambon d'York.
Ce blog ne tourne plus, hélas, mais je ne pouvais pas ne pas rendre
hommage à la mère de toutes les rillettes, la grande prêtresse du
goret, la Sainte Nourine du révéré groin, MarieH tu nous manques, sans toi ni potée ni lentilles ne peuvent plus nous dérider les papilles. Snif.
Le rescapage de lambris en douze mille quatre cent vingt-cinq étapes. Si toi aussi l'ami, tu as acheté un ouvrage d'architecte sous acide, si tu rêves de contre-cloisons et de collecteurs de douche, si tu griffonnes machinalement des croquis de lavabo pendant les réunions, si ta manicurie fleure bon le white-spirit, alors l'ami ce blog est fait pour toi. Car oui, regarde, regarde bien : sous les carrelages pur jus 1974, il y a de l'espoir. Votre maison est nickel ? Je vous hais, mais vous pouvez toujours lire les aventures de Marie qui sont, par ailleurs, fort bien écrites et divertissantes.
Une petite nouvelle que donc je ne peux point la décrire, vu que je connais ce blog de deux heures seulement, mais je suis sur une excellente impression : 1/ la jeune héroïne semble avoir la langue aussi bien tournée que pendue - 2/ quelqu'un qui met les Shadoks dans sa bannière ne peut que m'être éminemment sympathique, car après tout Ga Zo Bu Meu et Plus ça rate, plus ça a de chances de réussir, sont les bases fondamentales de toute ma philosophie. Bienvenue dans mes favoris !
*Le prix Arte y pico a été créé par Eseya et comporte 5 règles :
- Choisir 5 blogs que vous estimez mériter ce prix, pour leur créativité, leur conception, le matériel intéressant qu’ils proposent, et qui contribuent à la communauté des blogueurs, quelle que soit la langue.
- Citer le nom des blogs que vous primez et placer un lien direct afin que tout le monde puisse aller les visiter.
- Montrer son prix et indiquer le nom du blog qui le lui a décerné, et placer un lien direct vers ce blog.
- Ne pas oublier le lien vers Arte y pico.
- Afficher ces règles.
Allez, la prochaine fois, peut-être du tricot (on peut rêver)
Bonne lecture tout le monde !
31 mai 2008
taking stock (an attempt to)
Late at night Friday I had to smash a flying bug against the wall of my bedroom. No need to depict in details the behavior that immediately ensued : busy in the storage room until wee hours -- staying up and awake as I couldn't do at the wildest party -- playing around with the zipping plastic bags, lavender oil and cotton wool. The reek of lavender that now exudes from this room is strong enough to keep all kind of bugs, snakes and wolves at bay for a pretty long time.
Long enough I have been the one to say with an innocent look 'Me? Oh, I don't have a big stash. Nearly nothing at all.' . Well, nowadays I'm not so sure. This is how the stock now looks like (come closer to the monitor to get a good dose of Lavande de l'Abbaye de Senanques)
This is not taking into account the sock yarn stash (two small cardboard boxes in the living room) and, of course, the fiber stash (no yardage, no skeins, who could ever have pretence of control over that ?!??). Also missing is a cotton sweater undergoing frogging and for which calculations are not done yet, and the usual itty-bitty leftovers here and there.
But what the picture fails to show is the main feature of my stash : lots and lots of fine gauge yarns. Up to very fine gauge. What means, yeah, crazy yardage.
Well, dear readers, I am not in the least worried by this all.
Because there has recently been a major shift in my relationship to stash, since I looked at some beautifully arranged ones on Ravelry. I had a kind of epiphany. Stash is beautiful. Stash is good value. There is nothing wrong with Stash. There is dignity and beauty and promises in Stash. I love Stash. I want more Stash. I'm now officially a Stasher (At the same time still belonging to both destashing groups but hey, you have to live up to your own contradictions. Besides, there is little doubt that in a couple of weeks, you will have me back here digressing at length on the necessity to get rid of all that ridiculous stash. We have a saying in french : 'Only the idiot never changes his/her mind', an excellent aphorism for it clearly qualifies yours truly as a being of superb intelligence).
But for the moment, I am very worried that I just made a good dent in the Stash. Curses !
Let me introduce May's stashbuster, the Lead or Follow stole.
By Jove, this thing turns out to be HUGE. A bit embarrassing since this is a birthday gift for a friend of mine, and said friend is rather on the petite side of the scale. I am worried that she may catch her feet in the bloody thing. Ah, well. A fair amount of ridiculousness makes all the beauty of hand knitted gifts, I guess. Any way I don't know that she wears stoles at all, so this piece of knitting was more intended to serve as a kind of afghan for her to cuddle in while sipping her evening herbal tea. At least the stole will make a lovely MarthaStewardesque piece in the decor when carelessly draped on the garden lounger...
Specs :
Main lace pattern : Lead or Follow scarve, 9 patterns wide, 19 repeats
Yarn : Rowan Yorkshire tweed 4ply, Barley - 10,5 skeins (1155m/1268 yds)
Dimensions : 52x182 cm (21" x 73")
Will post more pics when the ginormous thing is dry. I've read somewhere that you should weave in loose ends after blocking, so that little chore is still ahead of me...
Happy stashing evreybody ! ;-)
05 mai 2008
toutouille unlimited
Hier dimanche après-midi il faisait radieux et nous nous sommes réunies chez Elodie pour le deuxième créativithé bruxellois, un petit rituel qui semble bien parti pour devenir un must dans le genre. Comme vous pouvez le voir, on ne se laisse pas aller.
Et on a pas peur des mélanges - tiens donc, c'est même pour ça qu'on est là !
Milouson était avec nous et avait amené en plus de son lumineux sourire quelques merveilles à papouiller :
Et a donné une petite initiation au rouet et ici, au fuseau :
Après ça vous m'esscuserez mais je n'ai plus tellement pensé à prendre des photos, entre l'atelier de teinture (pflouitcht pflouitch) avec lancer olympique d'écheveaux dans la baignoire, les petites démo filage, moi occupée à squatter la cardeuse de compétition de Milouson pour napper une (infime) partie de mon stash de fibre en suint, Elodie prête à teindre à peu près tout ce qui lui tombait sous la main (je me demande si dans la nuit elle n'a pas décidé de s'attaquer aux rideaux), tout cha entre deux bouchées de rocher mmmmferrero...
Bref ces petites rencontres sont limites décadentes mais bon sang qu'est-ce qu'on aime ça. C'est quand qu'on recommence, diiiites ?!?
Plus de photos et d'impressions chez...
Milouson
Elodie
Jennifer
Anne-Lise
Violaine
Merci les filles !
;-)
13 mars 2008
c'est jeudi, c'est confetti
Il y a des gens comme ça dans la vie qui ont des talents bizarres. Prenez ces vieux types dans les villages, avec leur baguette coudée à la main, on les lançait dans la cambrousse et crac - ils vous trouvaient la source d'eau claire planquée à huit mètres de fond, sans coup férir.
Eh bien moi c'est pareil, sauf que mon instinct infaillible, c'est les emmerdements. A tout hasard : mettez-moi devant une liste de postes à pourvoir, et je suis irrésistiblement attirée par le job auquel personne ne comprend rien dans une direction de dingues. Autre exemple (encore une fois tout-à-fait-au-hasard), lâchez-moi dans la nature avec un paquet de petites annonces et un stylo en poche, et je m'en vais illico signer pour la baraque la plus calamiteuse de tout le sud de la ville. Je vous le dis, c'est un talent.
La baraque ? Eh bien, le chantier va son chemin, au sacrifice d'un nombre toujours croissant d'économies et de terminaisons nerveuses. A la place des trous nous voyons pousser des moignons de mur, ce qui est encourageant. Il y avait dans l'ouvrage d'art que j'ai acheté un certain nombre de bizarreries, dont certaines pourront être éradiquées mais dont d'autres atteignent un tel niveau de fantasque qu'il faudra continuer à vivre avec. Soit. Que celui qui n'a jamais cédé face à la perniciosité des Arts du Bâtiments me jette le premier bloc-béton.
les podcast éclairent la nuit norvégienne
Comme si ça ne suffisait pas, voilà maintenant que je me suis laissé entraîner dans March to the finish, à l'appel de Nicole dans le groupe Stash and Burn sur Ravelry. Je prétends que je vais finir Kongle au mois de mars (!!!!!!). Ce n'est pas grave, nous ne sommes pas à une énormité près.
Connaissez-vous Stash and Burn ? Je les écoute depuis quelques semaines maintenant et franchement, je les adore. Nicole et Jenny se réunissent tous les mardi pour nous raconter leurs accidents de stash, avec une spontanéité et une fraîcheur irréristibles. A lui seul le rire de Jenny est un antidote total à la morosité (et je peux vous dire que je m'y connais en morosité en ce moment). Bref, je n'ai rien de plus pressé le soir, quand je ne suis pas passée à la moulinette au point de juste vouloir me mettre une cuite et puis au lit, que d'écouter tous les épisodes sur mon i*pod en travaillant sur Kongle. Et en flippant un peu tout de même car je ne sais toujours pas si j'aurai assez de fil...
Il ya peu de temps que j'écoute des podcasts de tricot. En règle générale, je trouve que ces dames et messieurs s'expriment de façon plutôt limpide et que du coup, c'est un moyen fort agréable de travailler son anglais usuel (ah les prétextes!) Et c'est aussi super quand on ne peut pas avoir son tricot en mains d'avoir au moins du tricot dans les oreilles. (Bientôt l'intraveineuse, les gars, c'est sûr).
En valeur sûre nous avons Cast On de Brenda Dayne, une américaine au pays de Galles. Diction impeccable et contenu de haute tenue. Brenda est une des premières podcasteuses de tricot et une référence dans le milieu. J'aime aussi beaucoup Strings and Sticks, le podcast de David avec de vrais morceaux de kangourou dedans. A l'occasion, cela permet d'entendre l'avis d'un garçon (qui n'a pas peur de travailler Henri IIIV entre deux couches de peinture sur ses châssis) et d'apprendre que mêmes des ados bourrés d'hormones apprécient le Cobblestone (David est enseignant alors les ados bourrés d'hormones, ça le connaît). Toujours bon à savoir !

Et en ce qui concerne la nuit norvégienne... Ce matin j'ai laissé ma voiture devant le chantier ce qui fait que le maçon qui ne devait pas venir mais qui est venu plus tard n'a pas pu travailler parce qu'il ne pouvait pas sortir la bétonneuse et le bus qui devait me conduire pendant 45 minutes m'a recraché avec les autres à mi-chemin à cause d'un autre chantier célèbre mais dans le dit bus j'ai tout de même réussi à faire deux rangs et demie de manche. On tient le bon bout, on tient le bon bout.
Joyeuse semaine à tous !
16 décembre 2007
Tartignolle International
Y a pas à dire, à présent que j'ai pris l'habitude de feuilleter les albums de partage de photo, ah que j'en vois de belles choses! Sur Picasa par exemple, nous avons toute une bande d'hispanophones et de russophones qui affichent à mort leurs sources d'inspiration créative. Pour occuper nos mimines nous n'avons que l'embarras du choix. Broderie sur plastique. Patchwork de toile cirée. Tout sur les bougeoirs en mie de pain. Mais bien sûr, ce qui nous intéresse avant tout c'est le tricot, et accessoirement, le crochet.
I've been wandering a lot into the shared photo albums lately and let me tell you, what a wonderful world ! It's amazing the number and variety of resources for creative hobbies you can find there. Crochet and knitting are well represented. Some gems you just can't miss.

Morceau choisi dans Da!, magazine russophone qui ne manquera pas de marquer la tendance cette année. Remarquons tout de même que ce modèle gagnerait encore en audace avec poils sous les bras (d'autant que ça tiendra plus chaud).
Lovely, ain't it ? A bad point for the photo stylist, though, for this outfit would be waaaaay more interesting with furry armpits.
La version salon du cache-rouleau wc à jupette multicolore ? Dommage que la qualité de la photo ne mette pas mieux en valeur ces objets de fine décoration.
What a shame the photo doesn't pay justice to this delicate work of art. Let's go beyond Martha Stewart.
En mal d'inspiration pour les fêtes ? Pas de problème, habillez-vous carrément en emballage cadeau.
Unwrap me ! Unwrap me ! Oh so Christmas.
Bon peut-être des photos de mes encours dans la semaine, s'il y a de la lumière. Mais je suis un peu feignasse en ce moment.
Bonne promenade !
02 décembre 2007
polystyrène baby
Bon, j'ai encore craqué. Trois ans après la machine à coudre (temps d'utilisation : 18 minutes) voici l'accessoire indispensable de la création textile, du tricot créatif, de la revente sur ebay des loques qui ont rétréci, du décor de théâtre foireux, de l'empoussiérage chronique; j'ai nommé Bertha, alias La Grosse.

Y a pas à dire, niveau décoration, c'est encore pire que le Louet - ce qui est pas peu dire. Et c'est pas du robuste. La durée de vie moyenne d'une vis de réglage du pied (entre mes mains en tous cas) : trois minutes et demie. Bravo l'industrie moderne.
Enfin, je rêvais d'un mannequin "ajustable", je l'ai. J'ai donc soigneusement pris mes mensurations ("Nom de Dieu !" "C'est pas vrai !!!" "Hein ?!? Quoi ??!?") ce qui fait que Bertha a présentement littéralement les tripes à l'air, signe implacable que le tour de taille de ma jeunesse est loin dans le passé.
Outre qu'on lui voit toutes les molettes et les pas de vis, Bertha a aussi dû se faire accessoiriser quelque peu pour correspondre à mes caractères sexuels secondaires débordants. Ben oui,
a/ Bertha doit arborer un 90D qui a vécu
b/ si Bertha me ressemble, elle déteste se promener les seins à l'air
(voir plus haut)
c/ Bertha veut porter un modèle grande tempête comme dans Bertrand Blier*
*Bertrand Blier, Existe en blanc
De toutes façons je ne vais pas m'en servir avant un bout de temps, ce qui donnera à Bertha l'occasion de se mettre un peu au régime. J'ai tellement grossi depuis six mois que je n'ai plus trop envie de me lancer dans les pulls. Ça tombe bien parce que je n'ai pas le temps non plus; en janvier j'ai une nouvelle épreuve de concours (eh non La Sof le nouveau job n'est pas encore la récompense du concours - le cycle de vie moyen d'un concours européen c'est un an et demie à deux ans, aaargh) ce qui fait que mes vacances de Noel sont déjà pourries à l'avance et les WIPs n'ont quasi aucune chance d'être terminés...
Mais tout cela n'est rien. A présent je peux contemper Bertha et me sentir encore plus coupable. Oyé.
Bonne semaine à toutes ! Pas de photos tricot ce dimanche, il fait nuit.
15 novembre 2007
Dans l'enfer de la comm'
C'est une radieuse journée d'hiver sur Bruxelles. La pluviométrie n'est que de 48mm et la nuit devrait tomber vers 16h12 (les huit heures qui précèdent, c'est le crépuscule). L'ambiance est parfaitement sereine et décontractée dans le service de communication.
9h30 - L'assistante de communication est heureuse de constater que le gestionnaire de projet n'est pas resté coincé en France pour cause de grève SNCF. Nous espérons avoir aujourd'hui des nouvelles du Parlement et de la Slovénie, les interviews pour la promotion de la conférence sont pratiquement bookées, mais pour la presse belge, on nous demande si ça ne serait pas possible, par hasard, de traduire également le site web en neerlandais ??
Les traducteurs [chorus] - Ho hé ho, ça va pas, non ?? On ne s'en sort déjà pas avec l'allemand ! Neerlandais, non, pas question !!
9h40 - L'assistante de communication s'apprête à structurer le contenu du forum. A 9h42 arrive un mail avec document joint : vos commentaires svp avant 9h44. OK. Tant pis pour le forum.
9h46 - L'assistante de communication se demande comment on traduit "moderator's boards" en allemand.
10h14 - L'assistante de communication se demande s'il ne faudrait pas un peu signer ce contrat avec le toiturier, histoire d'avoir un planning. A ce moment le téléphone sonne mais pas de chance, ce n'est pas le toiturier.
10h54 - L'assistante de communication se demande pourquoi on lui envoie une invitation pour une réunion New Energies.
11h00 - Réunion de service. Quelques glucides rapides sont distribués aux troupes pour améliorer les performances. Le chef est très content, nous sommes très contents, tout le monde est très content car la réunion de service ne déborde que de vingt-cinq minutes du timing prévu (merci les glucides).
13h15 - L'assistante de communication évoque le budget informatique et reçoit une explication détaillée à propos de pourquoi et comment la base de données du Reporting 'ça marche pas'. Tout d'un coup il est 14h15. Aucune importance; manger, plus personne ne fait ça de toutes façons. Le gestionnaire de projet à ingéré une banane à 10 heures, il doit bien pouvoir tenir la semaine là-dessus.
14h18 - L'assistante de communication ré-ouvre la plateforme du forum (On ne sait jamais. On a entendu dire qu'il est des cas où ça se remplit tout seul. Pas aujourd'hui, visiblement.) Tiens au fait il y a encore quelques modifications à apporter aux pages web. La coordinatrice web blêmit légèrement. "Ah, mais, c'est qu'il faudra traduire..."
Les traducteurs [chorus] - Was ??!?? Noch mehr Seiten ? Ach aber sie sind nicht ein bitte zinzin des fois ? Vous nous avez bien regardiert ??
14h22 - L'assistante de communication comprend pourquoi on lui a envoyé une invitation à la réunion New Energies (prévoir un logo de secours). A 14h23 elle se replonge dans le forum. A 14h26 le gestionnaire du projet vient la chercher par la peau du cou pour la réunion logistique de conférence.
Les logistiques - Dites donc, votre équipe vidéo là, ils veulent ajouter des écrans à nos écrans ? C'est quoi cette histoire ?
Nous - Heu...Ben c'est-à-dire que c'est très technique hein... nous on sait pas trop...
Les logistiques - A propos, si vous voulez supprimer l'interprétation le samedi soir il faut rentrer tout ça dans le Systeme Informatique Obtus
Le gestionnaire de projet - (il pâlit) Dans le Système Informatique Obtus ? Vous êtes sûrs ?
Les logistiques - (hochent tous vigoureusement la tête) Oui oui oui. Dans le Système Informatique Obtus.
Qu'à celà ne tienne, les meilleures choses ont une fin et aussi les réunions de logistique. Entre 16h18 et 16h43 le gestionnaire de projet rédige une communication ambitieuse sur l'avenir de la citoyenneté européenne -- en une demi-langue -- tandis que l'assistante de communication se demande comment il est possible que la nouvelle maquette qu'on lui envoie pour le programme de la conférence soit encore plus laide que la précédente. A 16h24 la hiérarchie nous suggère de distribuer une brochure qui n'est pas encore imprimée. Ce n'est pas grave car nous avons un moral d'acier.
16h56 - Toujours pas de nouvelles du discours officiel que le gestionnaire
de projet à soumis au Saint des Saints. Sans réponse dans une semaine, on envisage de revendre le discours au plus offrant.
17h25 - Crise sur le dossier New Energies. Personne ne parvient à traduire correctement "renewable" en suédois. Le Plan de Communication est en péril.
18h12 - Quel jour on est, déjà ??
18h37 - Un grand mystère s'éclaircit. On ne parvient pas à obtenir nos traductions parce que toutes les équipes sont mobilisées sur le Traité.
Le choeur des traducteurs - Ouais !! C'est vrai ça !! D'ailleurs on en a marre du Traité ! Des mois qu'on en bouffe, du Traité !! Décidez-vous à la fin !!
...
A 18h54 l'assistante de communication s'enferme dans les toilettes avec une chaussette.
Ambrosia socks
Regia 4fädig tweed
Aiguilles 2mm
Au fait, est-ce que j'ai dit que j'avais un nouveau job ? Eeeeh ben voilà.
Happy frenzying everybody !
06 janvier 2007
Cendrillon se chausse en R*gia
Vous avez remarqué ? C'est les soldes.
Il existe une très ancienne tradition chez Knitchy: je n'achète de chaussures qu'une ou deux fois par an, et exclusivement en soldes. La ruse consiste à pousser la porte des enseignes les plus outrageusement chics pour m'offrir de la grolle de luxe à moins trente ou moins cinquante.
L'honnêteté m'oblige à dire qu'il y a eu des débordements. La chaussure est un objet cultuel de la solde qui fait des ravages à tous les coups. Soit je suis raisonnablement mince, et l'on assiste à de grandes envolées du genre "cette année, je deviens fêêêêêmme".

Very chic.
Portées environ deux fois et demies - en me cramponnant à la rampe d'escalier.
Il y a comme cela quelques objets de collection dans mon placard. Je les sors de temps en temps pour les épousseter, ou pour le Nouvel An. D'autres années, quand je me trouve trop grosse, la chaussure en soldes fait encore un excellent exutoire. (Car enfin, même la femme la plus rompue aux folles espérances s'abstient de croire qu'elle maigrira un jour du pied)
Cette année encore, en dépit de ma situation financière désespérée (rien de grave, cela devrait s'arranger dans dix-neuf ans et sept mois) j'ai donc fait les soldes. Avec une petite variante. Je vous livre des extraits choisis de la conversation des vendeurs:
- Oui mais bien sûr, vos chaussettes sont trop épaisses.
- Ah mais, vous pouvez porter des chaussettes plus fines, vous savez?
- Dites donc, elles sont belles ces chaussettes. Un peu épaisses, non?
Que voulez-vous. Tous ces vendeurs guindés et cravatés n'y entendent rien à la seule vraye chaussette, la chaussette qui marque et se démarque. Si ces gens-là s'imaginent qu'ils vont me faire revenir à l'infâmie de la chaussette industrielle, c'est sans compter sur mon caractère pratique et borné. Tu tricotes des chaussettes, tu porteras les dites chaussettes. C'est toujours autant que les chinois te vendront pas.
Je suis donc restée inflexible et n'ai pas cédé d'un orteil. Pas réussi à acheter de la grolle de luxe (allez comprendre, elles me faisaient toutes mal aux pieds, c'est un complot) mais enfin j'ai finalement arraché deux paires potables à l'adversité - avec la vraye chaussette tricotée main à l'intérieur, authentique gage de qualité. Refusez les imitations et l'intimidation.
Avec ça je suis contente, c'est tout pour les soldes cette année.
N'empêche que, je trouve que la vie de consommateur devient très difficile. Déjà que c'est le psychodrame pour acheter trois slips (cherchez un peu le "made in ailleurs qu'en Chine", vous m'en direz des nouvelles... encore passé pratiquement deux jours au rayon lingerie en plissant les yeux et en retournant les étiquettes... )
Tricot? bffff... mauvais projet, pas de temps, trop d'autres préoccupations. Le tricot est dans une période de latence, dirons-nous. Mais je vous lis toujours!
A tous et toutes plein de force, d'enthousiasme et de créativité pour cette nouvelle année.
Et des pieds bien chaussettés!











