15 août 2009
nouveau concept dans la corsetterie
Mais oui Petite Madame oubliez votre gaine en spandex spéciale compression stratégique. Personne n'avait osé, knitchy l'a réalisé : le pull de pêcheur torsouillé moulant qui tient tout seul et tient vos petites affaires en place toute la journée (ou presque).
J'exagère à peine... Dans mes élucubrations pour réduire Inishmore, aurais-je trop bien réussi ? Je crois qu'il y a royalement 4 cm d'aisance au tour de poitrail. Mais le pire, c'est que je trouve ça encore joli. Serais-je totalement hors de mon esprit comme disent nos amis britons ?
N'étant plus à une hérésie près, je cogite à présent de lui flanquer des goussets afin de pouvoir éventuellement vaguement remuer les bras. Après tout je le tricote en rond comme un gansey alors 'y a pas de raisons.
Bien entendu je n'ai
1/ jamais réalisé de goussets de ma vie
2/ aucune idée exacte de la façon dont je vais mener la suite des opérations en ce qui concerne les manches et les pattes d'épaules.
Enfin, j'ai une idée, mais très vague. J'ai totalement renoncé à lire les explications de Sa Sérénissime Hébridéenne et je pratique le tricot analphabète : regardons les photos et débrouillons-nous.
Le grand problème maintenant c'est que je tricote essentiellement dans le bus et un grand morceau d'Inishmore sur 4 aiguilles circulaires ça devient comme qui dirait encombrant, surtout quand il faut refourguer tout ça en vitesse dans le sac pour descendre au bon endroit (notez que si ça ne tenait qu'à moi, je descendrais pas du tout jamais jusqu'à 18h30 mais ça c'est une autre histoire). Je vais devoir réfléchir aux méthodes de pliage et d'empaquattage - m'est avis qu'il y de bonnes idées du côté des sacs traditionnels nippons.
Sur ce, il fait beau, je vais enfiler mes sabots de jardin et passer à l'attaque !
Allez, on rentre bien le ventre tout le monde, et beau week-end ;-)
PS : Tiens, j'avais même pas vu en chargeant la photo que j'ai une aiguille qui me passe à travers le corps. Vous avez dit tricot-maso ?
09 août 2009
vacances à trifouillis-les-gravats
Eh bien voilà voilà, mes vacances sont terminées et j'ai à peu près rien vu passer.

L'ambiance, disons-le, a été assez craignos : plus mal habillée qu'au camping, plus mal nourrie qu'à la costa brava, pas un seul pastagas à l'horizon, bref, l'horreur. C'est non sans un certain soulagement que je jette ce soir le t-shirt special cradingue qui a durant ces deux semaines complété mon élégance naturelle à base de terre sous les ongles et de peinture sur les joues. Durant cette parenthèse de retour à la terre et aux fondamentaux j'ai :
- équipé la cave de rayonnages au prix de 4 (quatre) expéditions chez le géant suédois et de deux litres de mélange essence de thérébentine + huile de lin
- décrassé démoussé et repeint mes murets de jardin au prix de 4 (quatre) couches de gris dauphin
- défriché un vingtième de la jungle et remué cent kilos de terre argileuse
- appelé le plombier pour une nouvelle mystérieuse manifestation humide laquelle, malgré la visite du plombier, a gardé son caractère entièrement mystérieux (bientôt le sourcier ??)
- racheté du gris dauphin
- écumé les concessionaires auto à la recherche d'une bonne occase parce que quand on doit aller trois fois par jour au bricomachin du coin, prier Sainte Rita chaque fois qu'on a besoin de la marche arrière c'est pas terrible terrible (et à un moment donné les 11 litres aux cents ça va plus le faire non plus)
- déblayé le minuscule garage pour s'assurer qu'au fait avec beaucoup de doigté on peut effectivement y ranger 1 (une) voiture (mais sans tourner autour ni ouvrir le coffre, faut pas rêver non plus)
- signé en hâte le bon de commande vu que la bagnole là elle a une couleur qui ira bien avec la porte du garage et que visiblement, elle va surtout coucher dehors
- acheté une superbe suspension vintage que j'ai aucune idée comment on va l'accrocher au plafond
- retourné les catalogues de mobilier de jardin dans tous les sens sans trouver les mètres carrés qui manquent à ma terrasse
Avec toutes ces joyeusetés, pas beaucoup de temps pour le tricot.
Minishmore, cependant, affiche un caractère d'un optimisme forcené puisqu'il a décidé (dans l'espoir d'aller plus vite ?!?) de pousser par les deux bouts.
Je n'ai en effet pas attendu d'avoir fini le corps pour attaquer le problème des côtes, car je sentais (instinct infaillible) qu'il y aurait bien une c...... dans le potage quelque part.
Mais oui mais oui chers petits amis que se passe-t-il quand vous relevez un montage provisoire pour repartir dans l'autre sens? Hein? Hmm?
Allez je vous aide : quand on reprend un montage provisoire pour repartir dans l'autre sens toutes les mailles seront non seulement la tête en bas mais aussi décalées en largeur d'une demi-maille. Si, si. Vous n'avez qu'a essayer pour voir.
Damned. Fouchtra. Et mon bel alignement de côtes ? Tu l'as dans le baba.
Par extraordinaire, ou parce que j'avais vraiment trop d'autres choses sur le feu, j'ai décidé de ne pas m'en faire pour si peu. J'ai fait un rang tout à l'endroit pour marquer la différence entre les deux parties du tricot et placé les côtes torsadées de façon relativement logique par rapport aux torsades du corps. Mes côtes sont toutes torses mais en torse contrariée : un rang mailles endroit tordues dans un sens, rang suivant mailles endroit tordues dans l'autre sens. Cela donne un aspect un peu plus "gaufré" aux côtes (ce que j'aime finalement bien) mais surtout, surtout !! cela évite aux côtes torses tricotées en rond d'obliquer perfidement comme la tour de Pise.
Car oui, je l'ai déjà dit et je le répète : le tricot en rond c'est bien mais ça vrille. Et c'est pire de chez pire avec les côtes et les côtes torses (Sandrine ne m'en voudra pas, elle en parle elle-même dans ce billet). Je connais bien le problème vu que je suis une fanatique de la côte torse et que par conséquent, j'ai déjà toutes mes encolures de chaussettes qui partent en vrille...
SAUF ces dernières chaussettes sur lesquelles j'ai expérimenté le coup de la côte torsadée contrariée. Ça marche !
Ah oui évidemment c'est un peu chiant à faire, il faut prendre la maille et la replacer sur l'aiguille avant de pouvoir la tordre en contresens, une maille sur deux un rang sur deux, oui oui c'est du chipot.
Que voulez-vous chez Knitchy on aime la contrariété et le chipot. Même pendant les vacances !
Happy knitting everybody
23 juillet 2009
minishmore (mais il fait suer un maximum)
Il y a très longtemps que j'ai mis ce modèle dans ma liste 'à faire', et presque aussi longtemps qu'un kilo de soft shetland encombre mon stock dans ce but...
Or, depuis que j'ai emménagé, l'ensemble de mon stock n'a toujours pas trouvé sa place dans l'espace qui lui revient - à vrai dire, nous avons actuellement un rangement genre 'métro tokyoïte à l'heure de pointe' dans le coffre et une stupide caisse à bananes à côté du coffre. Et dans le cadre des efforts du nouvel arrivant pour aménager un nid douillet, la caisse à bananes n'est pas du plus bel effet.
Entre moi et la felted tweed 145 : le stash
C'est donc essentiellement motivée par l'ambition de virer la caisse à bananes - et accessoirement, d'acheter de la felted tweed - que je m'attaque cet été à Inishmore. (A moins que ce ne soit mon habituel sens de l'à-propos qui me pousse à sortir un encours en shetland aran dans la future canicule estivale?!?)
Le problème avec Inishmore, tient en deux chiffres : 57. Cinquante-sept centimètres, c'est la largeur des dos et devant dans la plus petite taille. Bon moi je veux bien, un pull à torsades n'est pas supposé être hyper-moulant, mais 114 cm de circonférence, tout de même... (allô les années '90 ??)
D'autant que si je veux faire ce pull, ce n'est pas pour la photo dans le livre, mais pour la photo publiée en son temps sur Virtual Yarns, où il est beaucoup plus ajusté et bien plus joli (ce qui reste d'ailleurs un mystère complet et je me demande s'il n'a pas été subreptiscement tricoté en 2-ply sur du 2,75)
Il est très difficile de réduire Inishmore, car c'est l'ensemble des motifs qui produit la largeur du modèle. Il n'y a que 9 malheureuses mailles en point de riz de part et d'autre des panneaux torsadés et quand vous avez sabré dans ces neuf mailles et que vous avez encore un pull qui promet 112 cm sous les bras, vous êtes pas beaucoup plus avancé(e).
Sauf que moi, je suis têtue. Voire obstinée. Voire dangereusement maniaque, genre "je le veux je l'aurai". C'est donc armée de mon carnet en papier quadrillé et d'une bonne dose de patience d'imprudence que j'ai décidé de redessiner les motifs d'Inishmore pour concocter ma version mini.
(Je vous préviens, pour suivre l'affaire dans toutes ses nuances il est recommandé d'avoir la grille d'Inishmore juste sous le nez, ou mieux encore, de dormir avec depuis trois semaines)
Inishmore = 3 répétitions du motif de côté (une tresse flanquée de deux torsades) sur 12 rangs, et un triple motif central (grand losange flanqué de deux demi-losanges*) sur 36 rangs. Jusque là, l'harmonie est parfaite.
*ha c'est beau comme de l'héraldique, non ?
Première tentative : réduire le motif central de quelques mailles, ce qui donne une répétition sur 32 rangs. On voit déjà que par rapport au motif de côté, ça ne colle plus. C'est pas grave : je compense en 'ouvrant' et 'refermant' les losanges après un double rang neutre pour rallonger un peu. Ça fait des losanges aux coins un peu arrondis, ce qui me rappelle vaguement quelque chose, mais quoi ?!?

Argh! les papiers peints de mon enfance!
Ça marche, sauf que... le début de pull est encore trop grand.
Autre essai : les torsades dans le motif de côté sont construites sur 11 mailles. Je sucre la maille envers entre les deux mailles endroit torses, c'est un peu différent mais ça fera toujours une torsade et ni vu ni connu, je gagne encore 8 mailles dans l'affaire.
C'est pas suffisant.
Réfléchissons. Encore une petite tasse de thé. Mon motif central, là, si je le règle sur 24 rangs seulement de hauteur ça donne quoi ? Et les demi-losanges, si je les réduis un peu en gardant une seule ligne en zig-zag au lieu des trois ? Ah-haah, pas mal. Pas mal du tout. En voiture Simone, c'est reparti pour quelques tours.
Tout va très bien et la taille semble pile-poil sauf qu'après un motif de hauteur le doute esthétique me taraude (oui parce qu'en plus je me paye d'avoir des doutes esthétiques, c'est plus du tricot je vous le dis c'est de la métaphysique). Et les poportions dans tout ça ? Mon truc n'est pas trop mal mais si l'esprit n'y était plus ?? Diable, diable.
OK. Ne nous affolons pas. On est toujours au début de l'ouvrage donc s'il faut recommencer c'est maintenant (tiens donc). Je regarde encore (et encore) sur Ravelry, pour constater que l'exemple qui me semble parfait, eh ben il est tricoté en 3,25. Morbleu.
Je ne suis pas du genre à m'effaroucher devant un tricot un peu serré, mais de la soft shetland, en 3,25, vraiment ?!? Vu que je n'ai plus grand'chose à perdre, j'esaye : motif central complet comme dans le modèle, chaînette sur 9 mailles au lieu de 11, et sabordage de la moitié de la tresse dans le motif de côté.
Et bien c'est un peu raide, fort joli, et... encore trop grand.
Vous reprendrez bien un échantillon ?
Rendu à ce point de l'histoire tout le monde aura compris que mon niveau d'entêtement avec ce modèle constitue à lui seul une prescription pour la chambre capitonnée (capitonnée avec mes variations d'Inishmore) et que je ferais aussi bien d'ouvrir l'almanach Vermot de la torsade et de bricoler n'importe quel aran grande tradition pour écouler cette satanée soft shetland.
Bien sûr, je n'en ferai rien.
Si j'en crois mon carnet de notes (qui a beaucoup souffert d'autant plus que je ne sais par quelle tactique expiatoire ces dames du café tricot s'y sont mises à plusieurs pour l'arroser d'eau et de café, peut-être pour compléter les taches de sueur), cet Inishmore en est aujourd'hui à son septième avatar.
Aiguilles 3,5 mm, motif central sur 32 rangs, adaptation idoine des torsades de côté pour que la partie la plus bombée corresponde à la pointe des losanges, et tresse coupée en deux. L'essayage du jour indique que ma foi, côté dimensions, ça a l'air de vouloir le faire.
Après cette série de prises de tête, il me restera à relever les mailles de montage provisoire pour lancer le bord-côtes, en plaçant les petites torsades de la meilleure façon possible (vu que sur ce coup-là, si on se contente de suivre les explications de Madame Alice ça tombe un peu n'importe comment, ce qui me surprend beaucoup )
Avec tout ça c'est encore une fois du costaud de chez bétonné.
Si j'arrive au bout et que ce pull parvient encore à se déformer, je bouffe mon compte-rangs.
joyeux échantillonnage tout le monde !
12 octobre 2008
Où le bulbe nous fait précocément un bouton
C'est à l'étape du fignolage, bien souvent, que la démence de la tricoteuse s'exprime avec le plus de gusto. C'est donc avec un plaisir sans mélange que j'ai pu exercer mes petites manies au sommet du bornet norvégien (car après essayage, j'ai décidé que le côté auréole-mollassonne de l'authentique béret m'allait
à peu près aussi bien que de me coiffer d'une poêle à frire...
résultat : le couvre-chef est retourné aux dimensions d'un grand bonnet).
Le bonnet se finit en passant un fil à travers les quelques 20 à 30 mailles qui restent, on tire un bon coup et crac. Ouais, sauf que ça fait un petit trou pas terrible. Et moi, depuis toujours, j'aime bien la finition "bouton", alors ???
Alors, serait-ce à dire que nous allons tricoter une housse-à-bouton de mercerie, à cinq aiguilles 2mm avec départ de 4 mailles en montage turc ??
Mais oui !! Bien sûr ! Et comment donc :
Sur ce coup-là, je suis trèèès contente. Et ça permet de recycler les boutons esseulés qui trainent dans la boîte à couture depuis cinquante ans. Youpie !
23 septembre 2008
automne, saison des bulbes
Ça doit être ça. Je ne vois pas d'autre raison pour laquelle mon béééret norvégien me rappelle tellement Basile le Bienheureux.
C'est dingue. Qu'est-ce que je vais être encore élégante moi cet hiver avec un oignon sur la tête. Prikrassnaïa!
24 août 2008
don't stumble on my swatch, please
Yes, my swatch. The second swatch actually (or is it the twentieth ? I can't really remember since I am busy frogging and starting it again since about one month).
This lovely-cabley thing, dear readers, is the perfect seppuku-project. I managed to compile here the most comprehensive collection of hazardous initiatives :
- Find a pattern you like, decide you don't like it so much, keep only the collar (vaguely) and build up from that.
- Order Barbara Walker's "Knitting from the top" (you know? that coffee table book that will scare your most intimate friends) and decide that you will knit from the top without even reading the book (intensely looking at this impressive cover should suffice)
- Go for saddle shoulders. Never done saddle-shoulder before? Bah!
- Trust a swatch that grew by 15% after washing.
- Take measurements from a tailored jacket. Then oh wait, take measurements from a saggy something. Mix that with a percentage system (part EZ, part BW). Draw a sketch on paper and eventually throw measurements from guesstimates.
- Superbly ignore the row gauge. When times comes for picking up stitches, well, we'll see.
- Prepare for shaping in cables. Something I find even official patterns often do a really bad job of.
Oui oui oui vous avez bien lu, cette chose étale et monumentale est... un échantillon. Enfin, par la force des choses. Au départ, il y avait pourtant de l'idée : utilisons un peu ce kilo de Soft Shetland à quelque chose, le quelque chose se devant d'être un cardigan massivement torsouillé. (Oui, j'aime les torsouilles) C'est tout de suite après l'idée initiale que les choses se sont gâtées:
- Je trouve un super modèle. Tout compte fait, pas si super que ça. Qu'à cela ne tienne : je garde le concept du col et j'invente tout le reste.
- J'ai commandé et reçu "Knitting from the top" de Barbara Walker. Un bouquin très malin mais que je vous recommande d'utiliser avec discernement dans votre déco intérieure (planquez-le plutôt en-dessous du dernier Rowan) Je décide illico de tricoter en top-down mais bien sûr sans me donner la peine de lire le bouquin ('faudrait pas exagérer non plus, s'il faut le lire en plus de l'acheter où va-t-on)*.
- Tant que j'y suis, jy vais pour les épaules en selle de cheval (quelqu'un sait comment on traduit saddle-shoulder ?!?) que je n'ai bien sûr jamais faites de ma vie.
- Je me fie à un échantillon qui a grandi de 15% après lavage. Je ne sais pas vous mais moi, ça me fiche la trouille.
- Je prends des mesures sur une veste de tailleur. Bon, tout compte fait, je prends des mesures sur un machin un peu mou. Je bricole les mesures avec le système de pourcentage, version bâtarde entre Elizabeth Zimmerman et Barbara Walker. Je trace un croquis et après avoir obtenu dix-huit résultats différents, finis par jeter des mensurations au hasard.
- Je me fiche comme d'une guigne de l'échantillon en hauteur. Une simple question d'habitude.
- Je me prépare à augmenter et diminuer dans des torsades. Quelque chose dont je trouve que même les patrons écrits par des professionnels négligent cruellement de prévoir avec sagacité. Le neurone va chauffer aux limites de la carbonisation.
*croyez-vous que les livres ça peut marcher comme gri-gri ? Est-ce que si je tiens le savant ouvrage au-dessus de mon tricot en psalmodiant "O Barbara, en ton génie je crois" tous mes ennuis vont s'arranger ??

As you can guess, this formidable swatch was the WIP that I decided today to put through the washing test to get my figures right. I did learn some interesting things :
- The fabric indeed stretches in width, to the expected size (OMG!) but NOT at the "seams" (were I picked up stitches to start the pieces). It seems the 'basketweave' cable pattern is very stubborn and won't stretch much in either direction.
- My brilliant measurement system has a major flaw. The back of the neck is too wide (and shoulders too narrow) : the saddle shoulders add extra opening there, so that you need a narrower back opening. So if you want accurate measurements for a saddle shoulder, well, measure a saddle shoulder that fits you.
- I have no idea how to compensate for the difference in blocking in the 'body' of the pieces and the picked-up edges. This may be an unexpected difficulty in top-down knitting. (What was I thinking ? Of course avoiding all this seaming work comes at a price).
Bien entendu ce formidable échantillon était mon travail en cours, obtenu après bientôt un mois d'efforts et de creusage de ciboulot, mais aujourd'hui j'ai à la fois craqué et repris confiance, c'est-à-dire que je me suis sentie le courage d'envisager de tout recommencer. j'ai donc foutu l'objet dans un bain et fait quelques constatations intéressantes :
- Le tricot se détend bien en largeur et même - Ô miracle - selon les calculs, mais PAS aux endroits où j'ai ramassé les mailles pour débuter le tricot. Ma torsade "vannerie" est extrêmement têtue et ne se laisse aller ni dans un sens ni dans l'autre.
- Une chose que je n'avais absolument pas anticipé : l'échancrure du dos est trop large, à cause des épaules (bon, disons pattes d'épaule, voilà, ça me revient maintenant). Les pattes d'épaule ajoutent à l'ouverture générale de l'encolure donc il faut en tenir compte. Mes épaules sont aussi trop étroites d'un cm, que je vais donc rattraper dans l'encolure dos.
- Puisque le tricot se détend plus au milieu et moins aux assemblages, comment arrange-t-on cela quand on tricote sans couture ? Eh bien, j'en ai aucune idée. Voilà voilà.

The obvious conclusion of this all, of course, should be that I'd better seek for a decent and simple pattern and follow the directions (hein? what?). Sigh. So not me. I fear I'm stuck with this for the next 10 months 2 years or until the yarn is shredded to dust. Well, for tonight, I think I'll get back to my current sock in progress...

Bien entendu la raison voudrait que j'arrête ici et me mette en quête d'un bon vieux patron et cesse de m'improviser designer à la gomme. Oui ben je ne suis pas raisonnable. On n'a pas fini d'en entendre parler, des torsouilles, où alors je balance tout par la fenêtre. Pour ce soir, je crois que je vais retourner à ma chaussette...
Allez, bonne semaine à tous !
;-)
06 juillet 2008
bloody liars - de la séduction illusoire des pelotes
C'est vrai quoi, elles avaient une bonne tête, ces pelotes. Je parie que même vous vous seriez ruées dessus. D'ailleurs ma copine Viviane qui était avec à Aix-la-Chapelle, elle en avait pris aussi. Je pense bien qu'à nous deux on a raflé les dernières.
Lovely yarn balls, aint'it ? I bet you would have bought them as well. Yes, nothing wrong with those nice, neat and slanted stripes.
Sauf que je HAIS les grosses rayures. D'ailleurs, c'est bien clair : je HAIS la pelote qui décide à ma place. Tu veux commencer une rayure au début du rang ? Ha ha, prends ça : et crac, un changement au milieu du coup de pied. Tu veux commencer les côtes sur un changement de couleur ? Compte là-dessus. T'espères faire deux chaussettes pareilles ? Prépare les ciseaux et le crochet, parce que ta deuxième pelote toute neuve, tu peux t'apprêter à la couper en tranches pour faire les raccords...
Everybody knows (or at least everybody but me) that bold stripes make for a sporty look. Well, this level of sportiness goes a bit beyond my taste. I just hated those stripes all the way up, to the extend that I had to use the mistake rib to somehow blur the effect. And what with that colors ? Khaki-mustardy green ?!? When in the world shall I wear khaki-mustardy green ?? Yuk. All that without saying that, for the anal yours truly who cannot stand unmatchy-ness, the second ball had to go under extensive snipping-and-joining to replicate the first sock stripes. Disgusting.
Je n'ai que deux choses à dire de bien sur ces chaussettes : la côte 2/2 contrariée, hyper-douillette, moëlllleuse et totalement réversible. (Seul hic : c'est plutôt épais comme côtes, à éviter si vous souhaitez mettre en valeur vos délicates chevilles) Ensuite, ben elles sont très confortables, et je n'hésiterai pas à les enfermer de longues heures durant dans mes baskets. Et voilà. Après tout, la chaussette doit aussi pouvoir rester modeste.

The good part ? They're very comfy, and I've learned my lesson : no more self-striping for me. Well, if you're a control freak, be consistent : don't let the stupid yarn decide for you !
Specs :
Jawoll Cotton Color - 0184
unusual remnants due to unmatchiness of the balls
toe-up with turkish cast-on and tubular cast-off, short-rows heel + a 4-st gusset
2mm needles - 60 stitches for feet - 64 stitches for leg
Happy knitting y'all !
05 juillet 2008
des pho-tos, des pho-tos
... et rien que des photos. C'est bien reposant, des fois ;-)
17 avril 2008
rendons à Odin...
Coucou me revoiloù. Après avoir péniblement tartiné ma bafouille en angliche hier soir il était l'heure d'aller me coucher, mais je m'en voudrais de placarder ici mon Kongle terminé sans remercier bien sincèrement toutes celles qui m'ont laissé de chaleureux commentaires d'encouragement. C'est vrai quoi, ça fait quand même du bien d'avoir sa petite dose de soutien moral de temps en temps !
Et en ce qui concerne l'effet de groupe, je serais d'une ingratitude crasse si je ne rendais ici hommage à celles sans qui cet ouvrage d'une certaine hénormité n'aurait jamais pu finir et n'aurait probablement même jamais vu le jour. Il y a trois ans et des poussières en effet, je tombais nez à nez et en admiration sur le Jubileum de Véronique, et c'est ainsi que j'entrai dans le monde merveilleux du groupe TricotNordique, dont le moins qu'on puisse dire est que les membres n'ont pas froid aux yeux - ni froid nulle part d'ailleurs, vu le nombre incroyable de tricots héroïques qui se trame là-dedans. Irlandais torsouillés, moufles enluminées, Fair-Isles chamarrés, Nordiques découpés, ganseys goussettés, dentelles en envolées, bref, c'est pas du tricot timide et on trouve toujours de l'aide quand on en a besoin ! (Et aussi un sérieux coup de pouce pour les folles dépenses, mais bon, ça fait tout de même partie du plaisir aussi). Alors chers amis tricotnordistes, bravo et merci !
Bon, maintenant passons aux choses désagréables. Les amers reproches et rancunes que je tiens au pull norvégien (résumé du post précédent) :
- Nom de nom quand on coud et qu'on coupe son emmanchure, voilà-t-y pas que l'ouverture se met à grandir d'une bonne série de millimètres. Il paraît que c'est normal mais moi je ne le savais pas et ça m'a beaucoup contrariée. Contrairement aux manches en forme où il faut mettre de l'aisance dans la tête de manche, il faut donc coudre ici en mettant de l'aisance dans l'emmanchure. Dans tous les cas et personnellement, j'ai horreur de ces histoires d'aisance.
- Je n'aime pas trop cette ciseautique sur piqûre à la machine. Le dessous de bras qui prend beaucoup de traction, me semble être d'une solidité contestable. Mon impression est renforcée par l'opinion négative de la très respectable Priscilla dans Knitting in the Old Way, qui explique que la vraie méthode traditionnelle consistait à conserver trois mailles comme base pour l'emmanchure, lâcher ces 3 mailles depuis les épaules pour former une échelle jusqu'à la base, couper ladite échelle et nouer les brins par paire. Toute la différence est dans les 3 mailles de base, qui forment une vraie fondation pour le dessous de bras. Exactement en fait comme dans les steeks écossais.
- Eunny Jang proclame que la couture machine raidit le tricot et que c'est un contre-sens. Je suis assez d'accord
- Ces coutures de manches sont assez encombrantes. Pas moins de trois couches superposées (corps + repli des bords coupés + ourlet), ça finit tout de même par faire un peu boudin. Evidemment j'ai violemment écrasé au fer, mais il y a des limites à l'écrabouillement de la matière... Sinon d'accord, sur l'envers le fini est impeccable. Penser à porter le pull à l'envers de temps en temps.
- Le truc rédhibitoire dans les projets à découpe : on ne peut pas essayer le sac à patates. Quand on peut l'essayer parce qu'on a coupé, il est déjà trop tard. Bonjour l'angoisse.
- Enfin et là où on ne m'y reprendra pas de sitôt, c'est la coupe de ces pulls avec épaules tombantes et manches sans tête. Résultat : plein de plis disgracieux autour de l'emmanchure, et autant que j'aie pu le voir c'est un problème chronique de ces modèles. D'accord, ces pulls ont des motifs sublimes mais anatomiquement parlant, c'est tout de même du brutal. Je ne serais pas contre une petite amélioration avec emmanchures creusées.
Pour terminer, le petit truc de la maniaque de service : je suis trèèès contente du col avec ourlet réalisé selon les indications de Madame Katharina Buss (l'Encyclopédie du Tricot). C'est aussi nickel à l'envers qu'à l'endroit et cela donne de la fermeté à l'encolure, très utile pour résister au poids des manches. ça, je le referai !
Ouffff. Plus de deux ans pour faire le pull, plus de deux jours pour faire le post. Et le pire, c'est que ça ne me donne même pas envie de plonger dans les écharpes. Irrécupérable.
Bon tricot et à bientôt !
16 avril 2008
ta-daa
Warning : in a presomptuous attempt to reach my international audience (Hello Anchorage!) this post will be in english frenglish globlish - well, whatever it looks like.
Some sure signs of spring : a lovely sunshine on the otherwise rainy Belgium. Tender leaves popping on the trees. Birds singing all around. Yours truly, with her unique sense of timing, finishing a norwegian sweater.

It feels somehow unreal. I had to dig deep down in Blog History to find back the origins of this project (if anything, blogging proves very helpful for deficient memory or projects that beat the scope of human recollection). September 2005 ! Gasp. No wonder this has been a trying relationship. If it wasn't for my extreme stubborness, the whole thing should have been back in the limbs long ago.
Most surprisingly, I am happy with it. It fits reasonably well, taking into account my profound despise for all things gauge and the *$&§!^* conception of those *$&§!^* norwegian sweaters (more grumping and detailed complaints below). I made extensive modifications to the colour pattern and decided to go for a shorter version than the original pattern (for some reason didn't want to have all these pine buds snuggly wrapped around my rear ends).
I also wanted a cosy turtleneck because I am very sensitive to the cold, what seems to worsen with age. I wear turtlenecks from September to May (and if things keep on this track, I may well end up wearing ski masks when I'm 60). As you can see the turtleneck is rather generous. I like that; it is very fluffy (thanks brioche stitch!) and its proportions make the whole sweater look less ginormous.
st'eeeeeek'ing !
So, this was my first project involving norwegian steeks. All in all it went well, but I must say I am not very fond of the technique. First of all I can only advise to have some warming-up with the sewing machine and a waste swatch before getting to the real thing. It's crucial to have the proper tension on the machine and to test the sewing and the cutting on the actual yarn. It could be a good idea to do this at the very start before embarking on a whole project and discover at the end that the yarn is, say, too slippery. I once heard a very experienced knitter telling how she had a nightmarish experience with a norwegian waterproof wool. If your read anything like 'teflon' on the label, run away.
Some complaints on the norwegian sweater :
*$&§!^* # 1
I carefully measured the top of my sleeves, reported the measurement to the sides of the body, and proceeded with the steeking. Then measured again. Bad idea : the openings have gained 1/2 inch after the cutting.
After the mandatory round of cursing and self-mortification, I went on with the sewing with a terrible feeling of 'who do you thing you are fooling you cheater'. Well, I should have known better. Here is what I found two days later while leisurely browsing Knitting without Tears :
Et voilà. Yet another evidence that all and every knitter should never call it a day without reading his/her two pages of EZ (this makes me think I should take advantage from the dollar rate to order all of her books).
*$&§!^* # 2
I don't think the machine-stitched steek is very solid*, especially at the underarm which takes a lot of abuse.
In Knitting in the Old Way, PGR explains that this method is a modern simplification of the more traditional way which involves dropping three stitches along the armhole height, cutting the ladder open and knot the ends by pairs, but more importantly, keeping the stitches at the bottom of the ladder as platform stitches for the underarm - quite like in the scottish steeks.
*Well, not as solid as a nineteenth-century sweater would be. That is my personal standard with durability.
*$&§!^* # 3
I quite agree with Eunny Jang that machine stitching is stiffy and spoils the elasticity of knitted fabric.
*$&§!^* # 4
Bulky, bulky. At the sleeve seams you'll get the fabric of the body complete with all its strands, the folded edges from the cut, plus the facing. Three layers of heavy knitting. Just add an I-cord and you can achieve the oh-so desirable Goldorak look.
*$&§!^* # 5
My biggest issue with steeked projects : you cannot try it on until the cut is done and your fate is sealed. That's all right if you are very accurate with gauge, body measurements, style issues, arm bulge, sense of the wind, you name it - but for a chaotic knitter like me, pretty scary.
I didn't like that AT ALL.
*$&§!^* # 6
And while I'm at it, I have another reproach to these norwegian sweaters : drop shoulders. Drop shoulders are an anatomic aberration and it doesn't help to have generous amounts of heavy fabric and bulky seams awkwardly draped around you. Take a look at the creases around the armscyes. Then take that : it is a part of the sweater design. Yep. I peered at tons of pictures of norwegian sweaters all kinds, and my mind is set : the creases are not my fault. Unfortunately, that doesn't make them look any better. Well, lesson learned.
Ms Fussy's pleasures

A word on the collar. I made a double sided neck as explained in The Big Book of Knitting (polo neck with a facing) and it is very neat, as well on the inside as on the outside. An added bonus is that it gives more firmness to the neck opening, something always useful for a heavy sweater.
My tip : when picking up stitches along the edge, add a contrasting thread to the yarn. It will make it much easier to pick the matching loops on the wrong side to knit the little facing. Once the collar was done, I used sharp scissors to snip the contrasting thread and pull it out.
Oooops. It seems that writing in another language doesn't help much with my bloggorhea. Sorry for this and I will leave now with the compulsory picture of the wrong side... ah, stranded wrong sides. Never can get too much of these, right ?

Happy knitting everybody !


















