06 juillet 2008
bloody liars - de la séduction illusoire des pelotes
C'est vrai quoi, elles avaient une bonne tête, ces pelotes. Je parie que même vous vous seriez ruées dessus. D'ailleurs ma copine Viviane qui était avec à Aix-la-Chapelle, elle en avait pris aussi. Je pense bien qu'à nous deux on a raflé les dernières.
Lovely yarn balls, aint'it ? I bet you would have bought them as well. Yes, nothing wrong with those nice, neat and slanted stripes.
Sauf que je HAIS les grosses rayures. D'ailleurs, c'est bien clair : je HAIS la pelote qui décide à ma place. Tu veux commencer une rayure au début du rang ? Ha ha, prends ça : et crac, un changement au milieu du coup de pied. Tu veux commencer les côtes sur un changement de couleur ? Compte là-dessus. T'espères faire deux chaussettes pareilles ? Prépare les ciseaux et le crochet, parce que ta deuxième pelote toute neuve, tu peux t'apprêter à la couper en tranches pour faire les raccords...
Everybody knows (or at least everybody but me) that bold stripes make for a sporty look. Well, this level of sportiness goes a bit beyond my taste. I just hated those stripes all the way up, to the extend that I had to use the mistake rib to somehow blur the effect. And what with that colors ? Khaki-mustardy green ?!? When in the world shall I wear khaki-mustardy green ?? Yuk. All that without saying that, for the anal yours truly who cannot stand unmatchy-ness, the second ball had to go under extensive snipping-and-joining to replicate the first sock stripes. Disgusting.
Je n'ai que deux choses à dire de bien sur ces chaussettes : la côte 2/2 contrariée, hyper-douillette, moëlllleuse et totalement réversible. (Seul hic : c'est plutôt épais comme côtes, à éviter si vous souhaitez mettre en valeur vos délicates chevilles) Ensuite, ben elles sont très confortables, et je n'hésiterai pas à les enfermer de longues heures durant dans mes baskets. Et voilà. Après tout, la chaussette doit aussi pouvoir rester modeste.

The good part ? They're very comfy, and I've learned my lesson : no more self-striping for me. Well, if you're a control freak, be consistent : don't let the stupid yarn decide for you !
Specs :
Jawoll Cotton Color - 0184
unusual remnants due to unmatchiness of the balls
toe-up with turkish cast-on and tubular cast-off, short-rows heel + a 4-st gusset
2mm needles - 60 stitches for feet - 64 stitches for leg
Happy knitting y'all !
05 juillet 2008
des pho-tos, des pho-tos
... et rien que des photos. C'est bien reposant, des fois ;-)
17 avril 2008
rendons à Odin...
Coucou me revoiloù. Après avoir péniblement tartiné ma bafouille en angliche hier soir il était l'heure d'aller me coucher, mais je m'en voudrais de placarder ici mon Kongle terminé sans remercier bien sincèrement toutes celles qui m'ont laissé de chaleureux commentaires d'encouragement. C'est vrai quoi, ça fait quand même du bien d'avoir sa petite dose de soutien moral de temps en temps !
Et en ce qui concerne l'effet de groupe, je serais d'une ingratitude crasse si je ne rendais ici hommage à celles sans qui cet ouvrage d'une certaine hénormité n'aurait jamais pu finir et n'aurait probablement même jamais vu le jour. Il y a trois ans et des poussières en effet, je tombais nez à nez et en admiration sur le Jubileum de Véronique, et c'est ainsi que j'entrai dans le monde merveilleux du groupe TricotNordique, dont le moins qu'on puisse dire est que les membres n'ont pas froid aux yeux - ni froid nulle part d'ailleurs, vu le nombre incroyable de tricots héroïques qui se trame là-dedans. Irlandais torsouillés, moufles enluminées, Fair-Isles chamarrés, Nordiques découpés, ganseys goussettés, dentelles en envolées, bref, c'est pas du tricot timide et on trouve toujours de l'aide quand on en a besoin ! (Et aussi un sérieux coup de pouce pour les folles dépenses, mais bon, ça fait tout de même partie du plaisir aussi). Alors chers amis tricotnordistes, bravo et merci !
Bon, maintenant passons aux choses désagréables. Les amers reproches et rancunes que je tiens au pull norvégien (résumé du post précédent) :
- Nom de nom quand on coud et qu'on coupe son emmanchure, voilà-t-y pas que l'ouverture se met à grandir d'une bonne série de millimètres. Il paraît que c'est normal mais moi je ne le savais pas et ça m'a beaucoup contrariée. Contrairement aux manches en forme où il faut mettre de l'aisance dans la tête de manche, il faut donc coudre ici en mettant de l'aisance dans l'emmanchure. Dans tous les cas et personnellement, j'ai horreur de ces histoires d'aisance.
- Je n'aime pas trop cette ciseautique sur piqûre à la machine. Le dessous de bras qui prend beaucoup de traction, me semble être d'une solidité contestable. Mon impression est renforcée par l'opinion négative de la très respectable Priscilla dans Knitting in the Old Way, qui explique que la vraie méthode traditionnelle consistait à conserver trois mailles comme base pour l'emmanchure, lâcher ces 3 mailles depuis les épaules pour former une échelle jusqu'à la base, couper ladite échelle et nouer les brins par paire. Toute la différence est dans les 3 mailles de base, qui forment une vraie fondation pour le dessous de bras. Exactement en fait comme dans les steeks écossais.
- Eunny Jang proclame que la couture machine raidit le tricot et que c'est un contre-sens. Je suis assez d'accord
- Ces coutures de manches sont assez encombrantes. Pas moins de trois couches superposées (corps + repli des bords coupés + ourlet), ça finit tout de même par faire un peu boudin. Evidemment j'ai violemment écrasé au fer, mais il y a des limites à l'écrabouillement de la matière... Sinon d'accord, sur l'envers le fini est impeccable. Penser à porter le pull à l'envers de temps en temps.
- Le truc rédhibitoire dans les projets à découpe : on ne peut pas essayer le sac à patates. Quand on peut l'essayer parce qu'on a coupé, il est déjà trop tard. Bonjour l'angoisse.
- Enfin et là où on ne m'y reprendra pas de sitôt, c'est la coupe de ces pulls avec épaules tombantes et manches sans tête. Résultat : plein de plis disgracieux autour de l'emmanchure, et autant que j'aie pu le voir c'est un problème chronique de ces modèles. D'accord, ces pulls ont des motifs sublimes mais anatomiquement parlant, c'est tout de même du brutal. Je ne serais pas contre une petite amélioration avec emmanchures creusées.
Pour terminer, le petit truc de la maniaque de service : je suis trèèès contente du col avec ourlet réalisé selon les indications de Madame Katharina Buss (l'Encyclopédie du Tricot). C'est aussi nickel à l'envers qu'à l'endroit et cela donne de la fermeté à l'encolure, très utile pour résister au poids des manches. ça, je le referai !
Ouffff. Plus de deux ans pour faire le pull, plus de deux jours pour faire le post. Et le pire, c'est que ça ne me donne même pas envie de plonger dans les écharpes. Irrécupérable.
Bon tricot et à bientôt !
16 avril 2008
ta-daa
Warning : in a presomptuous attempt to reach my international audience (Hello Anchorage!) this post will be in english frenglish globlish - well, whatever it looks like.
Some sure signs of spring : a lovely sunshine on the otherwise rainy Belgium. Tender leaves popping on the trees. Birds singing all around. Yours truly, with her unique sense of timing, finishing a norwegian sweater.

It feels somehow unreal. I had to dig deep down in Blog History to find back the origins of this project (if anything, blogging proves very helpful for deficient memory or projects that beat the scope of human recollection). September 2005 ! Gasp. No wonder this has been a trying relationship. If it wasn't for my extreme stubborness, the whole thing should have been back in the limbs long ago.
Most surprisingly, I am happy with it. It fits reasonably well, taking into account my profound despise for all things gauge and the *$&§!^* conception of those *$&§!^* norwegian sweaters (more grumping and detailed complaints below). I made extensive modifications to the colour pattern and decided to go for a shorter version than the original pattern (for some reason didn't want to have all these pine buds snuggly wrapped around my rear ends).
I also wanted a cosy turtleneck because I am very sensitive to the cold, what seems to worsen with age. I wear turtlenecks from September to May (and if things keep on this track, I may well end up wearing ski masks when I'm 60). As you can see the turtleneck is rather generous. I like that; it is very fluffy (thanks brioche stitch!) and its proportions make the whole sweater look less ginormous.
st'eeeeeek'ing !
So, this was my first project involving norwegian steeks. All in all it went well, but I must say I am not very fond of the technique. First of all I can only advise to have some warming-up with the sewing machine and a waste swatch before getting to the real thing. It's crucial to have the proper tension on the machine and to test the sewing and the cutting on the actual yarn. It could be a good idea to do this at the very start before embarking on a whole project and discover at the end that the yarn is, say, too slippery. I once heard a very experienced knitter telling how she had a nightmarish experience with a norwegian waterproof wool. If your read anything like 'teflon' on the label, run away.
Some complaints on the norwegian sweater :
*$&§!^* # 1
I carefully measured the top of my sleeves, reported the measurement to the sides of the body, and proceeded with the steeking. Then measured again. Bad idea : the openings have gained 1/2 inch after the cutting.
After the mandatory round of cursing and self-mortification, I went on with the sewing with a terrible feeling of 'who do you thing you are fooling you cheater'. Well, I should have known better. Here is what I found two days later while leisurely browsing Knitting without Tears :
Et voilà. Yet another evidence that all and every knitter should never call it a day without reading his/her two pages of EZ (this makes me think I should take advantage from the dollar rate to order all of her books).
*$&§!^* # 2
I don't think the machine-stitched steek is very solid*, especially at the underarm which takes a lot of abuse.
In Knitting in the Old Way, PGR explains that this method is a modern simplification of the more traditional way which involves dropping three stitches along the armhole height, cutting the ladder open and knot the ends by pairs, but more importantly, keeping the stitches at the bottom of the ladder as platform stitches for the underarm - quite like in the scottish steeks.
*Well, not as solid as a nineteenth-century sweater would be. That is my personal standard with durability.
*$&§!^* # 3
I quite agree with Eunny Jang that machine stitching is stiffy and spoils the elasticity of knitted fabric.
*$&§!^* # 4
Bulky, bulky. At the sleeve seams you'll get the fabric of the body complete with all its strands, the folded edges from the cut, plus the facing. Three layers of heavy knitting. Just add an I-cord and you can achieve the oh-so desirable Goldorak look.
*$&§!^* # 5
My biggest issue with steeked projects : you cannot try it on until the cut is done and your fate is sealed. That's all right if you are very accurate with gauge, body measurements, style issues, arm bulge, sense of the wind, you name it - but for a chaotic knitter like me, pretty scary.
I didn't like that AT ALL.
*$&§!^* # 6
And while I'm at it, I have another reproach to these norwegian sweaters : drop shoulders. Drop shoulders are an anatomic aberration and it doesn't help to have generous amounts of heavy fabric and bulky seams awkwardly draped around you. Take a look at the creases around the armscyes. Then take that : it is a part of the sweater design. Yep. I peered at tons of pictures of norwegian sweaters all kinds, and my mind is set : the creases are not my fault. Unfortunately, that doesn't make them look any better. Well, lesson learned.
Ms Fussy's pleasures

A word on the collar. I made a double sided neck as explained in The Big Book of Knitting (polo neck with a facing) and it is very neat, as well on the inside as on the outside. An added bonus is that it gives more firmness to the neck opening, something always useful for a heavy sweater.
My tip : when picking up stitches along the edge, add a contrasting thread to the yarn. It will make it much easier to pick the matching loops on the wrong side to knit the little facing. Once the collar was done, I used sharp scissors to snip the contrasting thread and pull it out.
Oooops. It seems that writing in another language doesn't help much with my bloggorhea. Sorry for this and I will leave now with the compulsory picture of the wrong side... ah, stranded wrong sides. Never can get too much of these, right ?

Happy knitting everybody !
21 mars 2008
pour en finir avec le trac de la ciseautique
J'ai trouvé! On va garder les norvégiens pour habiller Bertha.

Vu que Bertha, non seulement elle est d'humeur toujours égale mais elle a pas de bras. Brave fille.
Aujourd'hui je suis en congé et il y a une journée spéciale mai '68 sur France Inter. C'est la régalade.
01 mars 2008
café-tricot du vendredi
Hier soir, première visite chez Arthur's, le café-tricot du quartier européen. Catherine y accueille les tricoteurs(ses) chaque vendredi en début de soirée (c'est un peu plus pratique pour les horaires de travail!). Et comme Catherine est vachement calée (30 ans de tricot ma bonne dame, bien qu'il n'y paraisse guère) c'est très volontiers qu'elle donne de bons conseils sur les trous de manche récalcitrants, les diminutions pas droites et autres entourloupes.
Nous avons commencé la soirée dans les conversations tricot et fini dans les grands thèmes de civilisation; c'était bien, je serais bien restée encore un peu !
Café-tricot chez Arthur's
26 rue de Trèves, en face de la gare du Luxembourg
1040 Bruxelles
Chaque vendredi, de 16 à 20h.
02 janvier 2008
Bertha se la pète
Yééé, le premier FO de l'année !! (Sainte Rita et Saints Gravats, faites que ce ne soit pas le dernier). Démarré le 14 décembre et fini le 1er janvier, ce pull m'a tenu cramponnée à mes aiguilles deux semaines pratiquement sans m'arrêter, ce qui ne confirme qu'une chose : pour arriver à quelque chose avec mes encours, je dois arrêter de travailler.
Et pour cause. Pour arriver à finir ce pull il en a tout de même fallu de la bagarre :
- recommencer quatre fois de suite le montage "bonneterie" que je vous déconseille fortement sur plus de vingt-cinq mailles vu que ça tournicotte de façon infernale
- réussir son montage bonneterie et faire un moebius involontaire
- réussir son montage bonneterie et ne pas se planter en fermant la boucle et se taper trois centimètres de côtes à torsades pour constater qu'il y a 70 mailles de trop (!!!)
- refaire les manches passque finalement ça s'élargit pas assez vite
- entamer un col roulé avec côtes recto/verso pour se dire aux 3/4 du col que non, c'est moche...
Le tricot, finalement, c'est un passe-temps exigeant. Mais je suis trèèès contente car c'est mon premier pull choli. Seul point noir : c'est encore un avatar du stock de cachemire et agneau de la Lainière de vous-savez-où et ce fil, s'il est très léger et chaud, n'est pas extraordinaire à l'usage. Pas un pull d'endurance, donc, mais encore un petit creux dans mon stash. Hourrah !
Modèle : Magazine Dalegarn 150
Aiguilles : 2,75 (montage bonneterie), 3,25 et 3,5
Fil : Cachemire 80% et agneau 20% des Textiles de la Marque - huit pelotes de 50 gr
Fignolage : un cordon élastique passé dans la terminaison tubulaire du col pour éviter l'irrésistible "effet broccoli" des terminaisons élastiques (le cordon ne serre pas mais donne simplement du maintien)
Oualà oualà, je suis surtout contente car ça me remotive d'avoir un truc terminé et tout de même un peu mettable. Il était temps après deux ans de tricot !
Et maintenant... régime. Allez, allez, c'est la nouvelle année.
;-)
Happy knitting everybody

ps: technical details on ravelry
09 septembre 2007
ça change
...car pour une fois, je suis arrivée à faire quelque chose de meuhgnon meuhgnon.

Hein que c'est meuhgnon ? Evidemment c'est facile de faire mimi pour des arpions de 0 à trois mois pas plus grands que des boîtes à pilules. Oui, le côté un peu carré de la bottine vient du fait que mon coupe-pilule est le seul embauchoir de bonnes dimensions que j'aie trouvé pour mettre en forme ces petits chaussons. Remarquez, ça vaut mieux que d'y avoir mis mes propres embauchoirs.
Un petit projet qui aurait dû aller vite mais ç'aurait été compter sans mon génie de la complication. Jai utilisé comme base un patron existant - pour découvrir à mi-chemin qu'il était prévu avec coutures à la fin (ké ké coutures à 5 aiguilles ??!??) et que je n'y comprenais pas grand-chose et que de toutes façons c'était très fatiguant à lire, donc ça n'a pas raté qu'il a fallu tout recommencer et pondre mon patron perso et la petite grille de jacquard. Les explications pour le chausson sont ici- mais pas pour la fleur au crochet, j'ai eu la flemme (et je ne connais pas les symboles de crochet ni même le nom des brides et demi-brides et quarts de ronds alors si vous comptez sur moi pour le crochet vous êtes mal partis).

Enfin de toutes façons on peut agrémenter ce genre de chaussons avec n'importe quoi - floche, pompon, bidule en feutrine - ça sera toujours meuhgnon. Au passage j'ai tout de même découvert un truc intéressant : en repassant un tour de mailles glissées sur le pourtour des fleurs au crochet, elles s'incurvent naturellement et prennent une forme en corolle. Comme la nature est bien faite, tout de même !
03 septembre 2007
astuce de saison

...vous me reconnaissez ? Je suis votre bonne copine de septembre, celle qui a pondu plein de mioches dans vos belles provisions cet été, hé hé...
Si vous ne faites pas partie des âmes prévoyantes et diligentes qui dégainent l'essence de cyprès, l'extrait de lavande et l'huile de girofle dès le mois de juin, un petit truc bon à savoir. Inspectez soigneusement vos précieux lainages en septembre et en octobre et au moindre mouvement suspect, hop, tout le monde au congélateur. Après quelques jours les larves sont occites et votre stash est sauf. Et en plus il paraît que c'est bon pour les bouloches.
Comment ça, maintenant il faut manger trois gigots et deux kilos de ratatouille?? Ah, ça, à vous de voir. Pour moi en sortant la vodka et le genièvre ça devrait aller...
ps : ça marche aussi pour les mites alimentaires

Brace yourself. There is something worst in September that returning to school and watching the daylight disappear by the day, it is the seasonal... MOTH ATTACK !!
This excellent tip I grabbed from reading Rabbitch recently, so I pass the word. I have had it already recommended for food moths, but surely it will kill any wool bug as well : put any suspect item into the freezer for a couple of days, and voilà !
Have a big stash ? Didn't thought of preventive action ? Start eating yout frozen veggies today ;-)
07 février 2007
oh! du tricot!
Et donc au 7ème 65ème jour, le créateur regarda sa créature et se dit :
"..."
Hé oui, les mots me manquent pour qualifier mon dernier chef-d'oeuvre.
Mais j'ai trouvé la parade. Je lui ai décerné un prix. Mesdames zet Messieurs, voici :
Le prix Grodule
décerné à l'unanimité de la/du tricoteuse/tricoteur
récompense tout objet ridicule ayant nécéssité un déployement d'efforts proportionnellement grotesque. Bien entendu, est également éligible au prix Grodule tout objet grotesque réalisé au prix d'efforts ridicules.
Le jury est ouvert à toute proposition.
L'écharpe mastodonte est terminée. C'est très long, c'est très large, c'est bien lourd (viennent le vent et la tempête, avec mon écharpe autour du cou je suis lestée comme un scaphandrier), la laine a été tellement maltraitée qu'elle a l'air d'avoir déjà dix ans d'âge (very british, même plus la peine de la faire porter par mon jardinier), quant aux misérables lisières, malgré tout le génie de Madame Zimmerman et mes tentatives forcenées, il a été impossible de les mettre au pas. Potferdeke! comme on dit chez nous.

A gauche, le rang de montage.
A droite, le rang de terminaison
(A l'aiguille. 300 mailles. En laine mèche.) Pas moyen d'avoir ces deux zozos-là identiques. Grmbll.
Autre phénomène inquiétant, j'ai dû faire le montage en 9, tricoter en 8, et pour le dernier rang avant la terminaison qui avait une fâcheuse tendance à gondoler, j'ai dû descendre à 5,5 pour éviter d'avoir une écharpe d'un côté et un tortellini de l'autre. Pourquoi ?!? Pourquoi ?!? Mystères insondables de la physique tricotique.
Si c'était à refaire (plutôt crever), je me taperais un montage provisoire, ferais une moitié dans un sens et une moitié dans l'autre et tout le monde à la terminaison standard, et toc. (On parie qu'il y aurait encore un truc qui cloche. Genre la terminaison de gauche à droite ou de droite à gauche tiens donc, ça rend pas du tout pareil... rshhhhschhh....)
Pour les terminaisons du haut et du bas, c'était plus facile: un petit coup d' écrevisse, une rangée de floches, et voilà, l'aspect "vieille couverture" est totalement fignolé.

En conclusion, je dirais que ce point est tout de même très joli et que mon écharpe aurait gagné à être tricotée par une personne un peu moins névrosée (mais bon, on fait avec ce qu'on a). Je la verrais bien en grosse laine écrue, par exemple, très R*lph Lauren (vu que chez R*lph une écharpe en laine coûte 400 euros, vous pouvez vous lancer). Le coup du tricotage dans la longueur est fastidieux mais intéressant, en particulier pour faire des rayures ou des franges dans la foulée, et avec ce point il doit y avoir de belles possibilités...
Mais je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Vu que c'est un peu épais et très large, je dois la plier en deux pour la mettre autour du cou. Et là, il y a un petit côté engoncé qui me rappelle... qui me rappelle...
Tudieu ! J'en ai bavé pendant 10 semaines pour avoir le look d'Eric Von Stroheim. Super Grodule.
Joyeux tricot à tous !










