27 juin 2009
belles histoires : le ravaudeur des rues
Entendu sur cast-on, à découvrir pour se remonter le moral : la formidable histoire du gars qui se déplace avec sa machine à coudre ambulante pour aider parmi les plus démunis de San Francisco à ravauder, rapiécer, customiser, régénerer, faire causette...
Michael Swaine: Mending for the people
De quoi agrémenter un peu ce week-end grisounet.
Happy mending everyone !
24 juin 2009
wtf ?!?
Malgré qu'on a déjà creusé bien profond pour tenter de trouver où part ce $§!**§! de trop-plein de citerne qu'on devra remettre en service, on n'a toujours pas trouvé de trésor.
Est-ce bête.
21 juin 2009
grosse flemme
Ça n'aura pas échappé aux trois âmes valeureuses qui se donnent la peine de passer par ici : 'y a comme un hiatus. Ben oui, j'ai perdu des forces dans le grand combat de la vie ces derniers temps, et un peu perdu la foi. Même plus envie de descendre mon stash. C'est dire.
Est-ce le résultat combiné du déménagement et du jardinage, mais j'ai mal partout et vraiment l'impression d'avoir dix mille ans. Même mes mains me font mal, en sus du syndrôme carpien bien connu. Premiers signes arthritiques ?!? Youpi. En quatre semaines post-emmenagement j'ai déjà eu affaire, entre autres bricoles, à une inondation de lave-linge et une inondation pluviale par tuyeau de poële interposé. Youpi tralala. Demain les gars du bétonnage reviennent faire un peu de crasse en éventrant la citerne. Youkaïdi youkaïda. Tout ceci est sans compter sur l'infiltration dans le mur du salon qui nécéssitera autres forces cimentages et crassouillages. Oyé.
Donc me voici officiellement sur les flancs : impossible de me sortir du lit ce week-end. Je ne fais rien et je clapote sur mon laptop en écoutant les oiseaux dans le jardin. (Ah au fait il y a aussi concert de perruches depuis cinq heures du matin en cette saison. Oui c'est normal, c'est Bruxelles donc il y a des perruches par milliers. Ce pays est surréaliste jusque dans les moindres détails.)
Paysage vespéral depuis mon salon. Les relations avec le chat des voisins, bien qu'entachées de l'occasionel tas de crottes malodorantes, se passent plutôt bien. Tenez, je ne l'ai pas encore vue aujourd'hui et ça me manque (bon sang, est-ce que je vais devenir une de ces créatures entichées de chats ?!?) Au rang du merveilleux bestiaire, j'ai déjà croisé dans mon jardin une tortue de Floride (?!?), une grosse grenouille et un renard. Tout ceci m'enchante; j'attends de pied ferme le raton laveur.
Bon Dieu quelle flemme. Est-ce que j'arriverai à plantouiller mes campanula carpatis cet après-midi ? Rien n'est moin sûr. Plutôt essayer de faire quelques centimètres sur la paire de chaussette qui est en chantier depuis le mois de novembre (sixième réincarnation). De toutes façons il fait très mouillé ici aujourd'hui. Je vais peut-être me faire une tasse de thé. Peut-être.
Bon dimanche tout le monde !
17 avril 2009
the horror. the horror.




Purée je suis pas sortie de l'auberge. Au moins il y a un truc qui est bien avec les déménagements : quand on en arrive à un niveau de foutoir pareil, on est finalement content de partir de chez soi.
La maison où je vais emménager est si petite par rapport à mon logement actuel qu'au moins cent fois je me suis rongé les poings en me demandant quelle mouche m'avait piquée. C'est vrai quoi, j'étais bien tranquille dans mon vieil appartement, sans corvée de désherbage ni balayage d'escaliers, avec plein de coins et de recoins pour planquer le brol accumulé au fil des années et de la carrière créative.
Mais c'est fini tout ça. Adieu effets de style sur parquet ancien et kitscheries décoratives. A nous la simplicité plus ou moins volontaire (hm-hm, y a encore du boulot) et la vie au grand air, binette en mains et framboisier sauvage dans les cheveux. C'est la récession ? Super, je vais être total dans le ton : d'ici quelques semaines on me verra en tablier en train de sarcler le potager.
Y a même un poële à bois de prévu (sauf que vu les délais de livraison ils sont probablement en train de fignoler les charnières à la lime à ongles).
Bref, depuis le temps que j'en parle, 2009 sera vraiment l'année de la décroissance, voulue-forcée peu importe, il va falloir dégager. J'ai encore beaucoup de mal à purger les vieilles affaires (entre autres vendre une table que j'aimais beaucoup - sniffff) mais quand je vois les caisses à bananes qui s'accumulent...
lecture du moment
je vous le mets parce que
1/ c'est très bien
2/ pour vous aussi - même sans déménagement - c'est l'heure du nettoyage de printemps non?
http://unclutterer.com/
Bon week-end y'all !
18 février 2009
recherche angle d'équerre désespérément
C'est officiel, c'est irrécupérable : je suis la chieuse des planchers, la pénible du jointoyage, le cauchemard des charpentiers, l'emmerderesse du carrelage. Désormais, pour se distraire le soir au coin de l'écran plat, quelques honnêtes corps de métier enfoncent des forets de 12 dans des poupées vaudou à mon effigie (et tout s'explique, donc).
C'est vrai je l'avoue : j'ai été dure avec eux. J'ai attendu, exigé, trépigné, pour avoir de la rectitude et de l'angle droit, dans une baraque où pas un seul pan de mur ne répond aux exigences de la trigonométrie moderne.
Un bête exemple. Je me lamente ce matin même parce que mon beau carrelage de cuisine ondule comme une danseuse du ventre au sommet de son art. Pourquoi ??? Comment ??? Comment est-ce possible ?!?
Après avoir coincé sa tête sous le meuble de cuisine, l'architecte pose le verdict : ça ondule vu que le mur en-dessous, authentique résidu labellisé 1908 que nous avons commis l'imprudence de ne pas cloisonner ni replafonner de fond en comble, est à peu près aussi plane que la mer d'Hawaï un jour de compétition de surf. Oyé!
Eh ben voilà. Je suis donc l'heureuse propriétaire d'une charmante cuisine rustique dans laquelle je peux aussi bien me bourrer la tronche tous les jours vu que même sobre comme chameau, je verrai toujours le carrelage qui danse.
Esscusez donc cheres lectrices, l'absence remarquable de mailles torses en ce moment. Il y a des encours comme ça, on a un peu de mal à s'en sortir. Et en plus je peux même pas détricoter. Grmf.
Bonne fin de semaine à toutes !
25 janvier 2009
c'est pas un peu bientôt fini ??
Eh bien, non. On pourrait croire, comme ça, qu'après 11 mois de bétonneuses, meuleuses à eau et burin-piques, poutrelles de soutènement et lave-mains récalcitrants, on commencerait à en voir le bout.
La bonne blague. Après le bout, il y en a encore, et plus personne ne sait à présent qui/quoi/comment à occasionné tant de retards, pendant que la maître de l'ouvrage ronge ses petits poings serrés parce que la coordination s'est fait la belle depuis longtemps et que de toute évidence, le sens des finitions n'est pas tout à fait identique chez la tricoteuse maniaque et le carreleur/ouvrier menuisier moyen. Heureusement qu'au moins dans la cuisine, j'ai un artiste au travail.
Bon, c'est pas grave. Pour reposer mes nerfs ébouriffés j'ai un truc d'une zénitude totale : je retricote sans cesse la même chose. Très relaxant pour les neurones, et ça évite un suspense insoutenable au café-tricot. (Sixième version de la chaussette baroque, je vous épargne la photo donc)
Et puis, c'est pas si mal si je ne peux pas emménager tout de suite : ayant constaté que mon charmant jardinet sert de crottoir aux chats des voisins, cela me laisse un peu de temps pour m'entraîner au tir au pistolet à eau.
Rogntudju.
Allez, bonne semaine tout le monde !
;-)
16 décembre 2008
bientôt Noël : on s'agite
Grande journée hier dans la petite maison : les jardiniers (6 hommes), l'électricien (un homme et sa meuleuse à béton), le plombier (deux hommes), tout ça en même temps. Rock'n roll. Entre deux ramassages de feuilles mortes et essuyages de nez qui coule, j'ai pu constater à la lumière du jour que si mes mosaïques de salle de bains sont alignées, on ne sait pas sur quoi (les cours de la bourse ??!??) Aucun des gars sur le chantier n'étant responsable, j'ai même pas pu passer quelqu'un par le velux.
Aujourd'hui, miracle, illumination, Noël : il ya un radiateur dans la cuisine, qui CHAUFFE. Je n'en crois pas mes petites mimines rougies par le froid. Sauf que ah oui, son copain dans le couloir est hors service, vu que l'électricien, pris d'un enthousiasme inédit, a foré dans le tuyeau de chauffage. Je rigole.
09 décembre 2008
thanks and yes, a sock!
First of all, I have been touched and I am thankful for the kind comments and pieces of advice I received after my last post. Yes, I will organise my Christmas break around long, decadent hot chocolate bubbling baths, sipping gluwine. That's totally 'up my alley' :) But - can one actually knit while soaking ? Big question.
Also, I feel I need to say a bit more. Since two years, I suffer from Degenerative Vitreous Syndrom - sometimes referred to as 'Eye floaters', a misleading term if ever one was. Average eye floaters, we almost all have them, I had them when I was 16 and it was no big deal. But when for some mysterious reason your vitreous humour embarks on a degenerative process, it's another story entirely. Strands, spots, cobwebs, clouds, bluriness, flies, shadows of all sorts start to invade your vision, swirling around at the tiniest movement of the eye -- that is to say constantly -- so that the mere business of seeing becomes a permanent struggle against the crap. Like living in a dirty pool, without the maintenance team ever coming to clear it up. And only worsening over time.
But here comes the best part : there is no interest for this condition in the medical community, no way for the ophtalmologists to assess the situation, no cure, not the slightest sign of research for a cure, nothing. All you have to do is sit there, wondering how worse it has gotten since last month and how worse it will be next, and wait until you declare yourself officially impaired so that you can just as well travel half the world to find a retinal surgeon who will poke you in the eye with three canulas and suck away nearly all of its original material (slllllllllrrrrrrrrp). Yeah, creepy. On the day the surgeon hits your eyeball you'd better be in a f****** good karmic condition, otherwise you're screwed. And since I only have one good eye... well, you've got the picture. Not something you want to consider light-heartedly.
So, that's it. No sunny tomorrows for me. I'm stuck with the enemy.
Now, I know perfectly well that there are brave souls out there coping with terrible illnesses, laughing in the face of MS and climbing up mountains in wheelchairs. Honestly, I am not the one to show that much courage. I am the depressive type and never was very good at life to begin with, so this is a bit of the drop too much. Anyway, that's how I feel about it now.
To wrap the topic up, if ever you know someone afflicted with a debilitating vitreous condition and feeling strangely misunderstood and lonely, I'll put a handful of useful links at the bottom of the post. Just to give the misery some company (in some cases, that's better than nothing). Also, it's the place to discuss surgeons, procedures and risks, for the ones who may need it sometime.
On the knitting front
But darn it, as long as I can I'll be there with my small gauges and intricate patterns! And just for evidence this is my current project on 0's, ta-daam :
Yes, Baroque. Oh my this is such a beautiful design. Well done, lady!
So far so good, I am exceptionally pleased with these ones. As per usual I am not really following the directions, since
a) I work the socks toe-up and
b) it's probably just me, but I always find the directions for socks on Knitty a bit too verbose and cumbersome to my taste (why on earth should I put this purl stitch that belongs to the back on the front ?!?).
That's not a problem really, since with a good chart and a rough comprehension of the repartition of stitches here and there, one can manage (and have the privilege to rip the heel two or three times for additional tweaking :)
I have big ambitions for these socks, up to the circumference of my calves. I want the socks as high as possible, what will imply an impossible rate of increases somewhere. I'm not there yet but I'm sure this is totally doable. And who cares some more frogging ? On that front, I am fearless.
Happy hot bubbling chocolate everyone !
For the eye floaters sufferers :
Yuku support discussion board (EN)
Vitreous Floaters Yahoo Group (EN)
Forum corps flottants (FR)
Asso Miodesopsie (IT)
An online petition for research - lingering since 2003
07 décembre 2008
all right, whining
Long time no hear, right ? Well, I have not been very pleased with life lately, nor very pleased with myself. I'm tired, I have physical ailments, I'm struggling with depression, and all I want to do is whining really. It doesn't help much that it is winter and night falls at 4:30 pm, that our world is finally crushed by its own greediness and that the plumber is three weeks late with his works on the heating system (you don't say).
Not that I really care, actually. I am beyond caring for anything - all I want to do is being dead or being knitting or both at the same time (now, that would be cool). And those idiots out there have already started with the Christmas jolly-jingle-ness on the streets. They must be kidding.
Ok, enough whining. Today is a great day because yeah, I've got some crappy pictures for the blog !
These are my fingerless-mittens-and-hat worked to bust some stash, the leftovers from the gigantic Nordic Sweater.
Instead of the stockinette that the hat pattern called for, I worked the border in the diagonal weave pattern (A Treasury of Knitting Patterns, book I), with a hem. This stitch pattern is beautiful. I repeated it on the cuffs and borders of the mittens; thanks to the folded hem, this border keeps ears and wrists toasty where there is no stranded work to provide extra thickness. And because of its structure of slipped and crossed stitches, it has just the amount of elasticity you'd wish. Very nice indeed.
Now, of course, this post wouldn't have my personal signature without a wee bit of grouching. Stashbusting is very nice and what you are supposed to do when the spare room is already half-filled with boxes of wool and that in order to set up your moving on one single truck you must consider getting rid of all the linens and cutlery BUT.
Superwash for stranded work ? Not good. Not good and frankly, even worse for small projects with a lot of shaping that will distort the stitches. Because those darned superwash stitches don't hold together, each one of them goes her own way and the result is a very disappointing uneven fabric. What went relatively well for the sweater (large undistorted surfaces), went a little less well for the hat -- and totally wrong for the mittens.
We are all in awe (and rightly so) contemplating the beautiful old traditional mittens of northern countries, but think of that : all they had was 100% pure and simple and scratchy wool. Scratchy wool is best for stranded work because over little time it will stick together and result in a nice, even and coherent fabric. Just try to talk your superwash into this.
So when I'm ready to acquire some new stash, it's all shetland, finnish, ull, hebridean and the likes. That is, when I'm finished paying the plumber, goddamnit.
Happy Xmas knitting, you brave ones !
12 octobre 2008
Où le bulbe nous fait précocément un bouton
C'est à l'étape du fignolage, bien souvent, que la démence de la tricoteuse s'exprime avec le plus de gusto. C'est donc avec un plaisir sans mélange que j'ai pu exercer mes petites manies au sommet du bornet norvégien (car après essayage, j'ai décidé que le côté auréole-mollassonne de l'authentique béret m'allait
à peu près aussi bien que de me coiffer d'une poêle à frire...
résultat : le couvre-chef est retourné aux dimensions d'un grand bonnet).
Le bonnet se finit en passant un fil à travers les quelques 20 à 30 mailles qui restent, on tire un bon coup et crac. Ouais, sauf que ça fait un petit trou pas terrible. Et moi, depuis toujours, j'aime bien la finition "bouton", alors ???
Alors, serait-ce à dire que nous allons tricoter une housse-à-bouton de mercerie, à cinq aiguilles 2mm avec départ de 4 mailles en montage turc ??
Mais oui !! Bien sûr ! Et comment donc :
Sur ce coup-là, je suis trèèès contente. Et ça permet de recycler les boutons esseulés qui trainent dans la boîte à couture depuis cinquante ans. Youpie !








