14 mai 2008
![]() |
My Peculiar Aristocratic Title is: Her Exalted Highness Duchess Sophie the Smoked of Fiddlehope in the Marsh Get your Peculiar Aristocratic Title |
Je ne fais pas souvent les tests et tirages de cartes en ligne ("avez-vous les nerfs en pelote ou en écheveaux?") mais celui-là je le trouve tout de même très très bien.
13 mai 2008
style élégance et fonction - les origines
Si en feuilletant votre magazine Rowan favori, vous vous demandez si bon sang les stylistes n'auraient pas un peu fumé la Big Wool ou accessoirement la paille qui fait office de couvre-chef à la moitié des mannequins, je vous rassure tout de suite, ces merveilleux ravages de la créativité ne datent pas d'hier.
Il est chou, non ? Et puis qu'est-ce qu'il a l'air content de pouvoir montrer sa cravate. Avouez que vous n'auriez jamais rêvé de tricoter un shrug customisable à votre homme, eh bien, Corticelli l'a fait ! Cette délicieuse croquignollerie nous vient d'un magazine de 1917, comme quoi on aurait tort de croire que nos aïeux étaient nécéssairement de tristes sires rivés aux conventions.
Les femmes sont un peu moins gravement arrangées. Il y a même des trucs quasiment portables -- tricotables, ça reste à voir.
Cet interlude vous était offert par Antique Pattern Library, une mine de patrons tellement vieux qu'on peut même les avoir à l'oeil et qu'il est donc fortement conseillé de dévaliser. Allez-y, c'est de la bonne.
(Ref. Corticelli [06] Lessons in Knitting and Crochet Book No. 6)
11 mai 2008
tout doit partir - alles moet weg !

Le * vieux gras de la quadra sédentaire, le * brol qui traîne partout parce que ça fait cinq ans que "je dois m'en débarrasser", les toisons mi-lavées mi-cardouillées mi-écharpouillées, le ménage qui n'est jamais fait,
les * embrouilles et les * névroses et les réunions ineptes et les factures et les emmerdes et les voisins...
Vous avez remarqué, il fait beau et l'ambiance est au nettoyage de printemps, mais je dois dire que cette année rien ne me ferait plus plaisir que de tout balancer par les fenêtres et recommencer à zéro dans la peau de quelqu'un ou de quelque chose d'autre. Du balai du balai du balai ! Envoyez-moi donc Betty s'il vous plaît.
[ Pour mes amies françaises : le brol est un mot bien de chez nous que vous pouvez traduire au choix par bazar, bidules, machins, trucs, capharnaüm, foutoir, marché aux puces, vieux coucous, crasses, débris, reliquats, etc etc. Mais pour nous aucun de ces mots ni même tous ces mots mis ensembles ne peuvent être aussi éloquents que "brol"]
En attendant le grand moment du vidage total, faisons à notre mesure et rêvons à notre future zenitude. Il m'arrive souvent de suivre les échanges sur le groupe "Simple Living" de Ravelry ("simplicité volontaire" en français).
Une des groupies s'était lancé il y a quelques semaines le "défi des 1000 choses" : se débarrasser de 1000 objets ou ensembles d'objets de son ménage. Tout de suite enthousiasmée, voilà que j'ouvre ma feuille Excel avec les entrées "IN" (quelques centaines de pelotes de chez Jannette) et les entrées "OUT" (à ce jour, trois vieux bouquins). Nous sommes mal partis. Je vais être obligée de mettre dans la feuille "OUT" les deux calories dépensées ce matin en allant au marché à pied.
Depuis de nombreuses années je suis fascinée par le dénuement volontaire.
Il faut dire que j'ai une lourde hérédité dans la culture du brol; il s'en faut en effet de très peu que les petites manies conservatrices de mon paternel ne mènent tout droit mes parents vers le destin des frères Collyer. C'est avec une rage parfois vengeresse que j'ai dû jeter des trésors innombrables de clous rouillés, savons fossilisés et commodes à trois pattes entassés dans la cave de l'appartement familial que j'occupe en ce moment... Ce travail de Sisyphe n'est jamais fini, car à présent je dois m'occuper de mes propres encombrements, achetés avec mes propres sous depuis l'âge de 14 ans. On a déjà réussi à en être quitte de la caméra de photomécanique (trois cent quatre vingt huit cheveux blancs chez ma mère) et du tour de potier électrique, mais je ne m'étais évidemment pas arrêtée en si bon chemin. Non moindre des séquelles sont les quantités de fringues achetées avec quinze kilos de moins et de la vanité en plus, alors que je m'imaginais encore prendre du plaisir à parader dans des chaussures à talons surélevés. Depuis lors, l'âge aidant, j'ai attrapé des cors aux pieds et je ne rêve plus que de Mephisto (la vieillesse est un naufrage, on me l'avait bien dit). Sans compter que la chaussette tricotée main dans les Sergio Rossi, c'est quand même très dur.
Pour tout arranger, si un jour je m'installe dans cette maison qui est en bonne voie pour devenir mon tombeau (ça tombe bien le cimetière n'est pas loin) il n'y a à peu près aucun de mes meubles qui y rentre, c'est dire si il va falloir faire de l'air. Je me demande combien de lignes ça vaut sur une feuille Excel, une garde-robe en cerisier ?!?
Pssst, à propos de fringues, pour celles qui sont déjà inscrites sur Ravelry, allez donc jeter un coup d'oeil sur le parfait placard. Ça donne le vertige, non ?
un peu de tricot, peut-être ?

Ce n'est pas tout à fait de ma faute s'il y a eu un accident de stash récemment. Je cherchais en effet un fil un peu rustique pour faire un cadeau à une amie et bingo, voilà la Rowan Yorkshire Tweed qui débarque. Comme vous le savez, une couleur qui arrive par la poste vient rarement seule. Et que fait-on quand on reçoit une laine d'une autre couleur qui est parfaite et qui en plus est dans une qualité discontinuée ? Hein ? Ben oui. On sort ses doigts crochus et on rafle [ entasse entasse entasse ]
L'étole pour mon amie est en bonne voie. C'est la Lead or Follow Scarf, un bien beau motif de dentelle mais qui a connu un faux départ pour cause d'inimitié avec la bordure d'origine. Ici à gauche la première version : sans trop m'expliquer pourquoi, je n'arrivais pas à trouver l'ensemble très élégant et plus ça montait, plus le malaise s'installait.

J'ai donc recommencé 'from the scratch', avec une bordure minimaliste. Il faudra bloquer avec énergie et il est possible que les bords roulottent toujours un peu, mais je préfère ça.
Ce qui me fait penser que j'ai un problème systématique avec les bordures, qu'il s'agisse des châles ou des étoles. Moins y a de bordures, mieux je me porte. Ce qui me fait penser que je serais bien inspirée à l'avenir de faire de la dentelle mousse. Ah aah, voilà comment la tricoteuse même la plus bornée en apprend tous les jours.
Cela a déjà souvent été évoqué, mais en ces temps pénibles je ne peux que rappeler toutes les vertus lénifiantes de notre sport favori. Quand vient le moment de se réfugier sur le canapé, entre le whisky et le chocolat
le thé vert et le chocolat bon d'accord alors juste le thé vert - l'Ipod sur les oreilles et planquée derrière ses aiguilles, alors on peut proclamer haut et fort :
"Foutez-moi donc tous la paix bande de gros nuls".
ça ne change pas la face du monde mais ça fait avancer l'étole.
Et à propos du fil ? Je l'aime beaucoup, beaucoup. Sec, très léger, fingering weight comme je les aime (110m/25gr), et ça tient même chaud. Je ne verserai pas encore des larmes de sang à l'idée que ce fil est discontinué car j'attends de voir en personne la Rowan Scottish Tweed qui pourrait bien être kif-kif pareille. A mon avis ils ne discontinuent rien du tout ces futés, ils changent juste le nom de temps en temps pour nous permettre de rafler tous les fonds de stocks chez tous nos marchands favoris. Eh bien pourquoi pas si ça nous fait plaisir. N'est-ce pas ?
Bon tricot tout le monde ;-)
05 mai 2008
toutouille unlimited
Hier dimanche après-midi il faisait radieux et nous nous sommes réunies chez Elodie pour le deuxième créativithé bruxellois, un petit rituel qui semble bien parti pour devenir un must dans le genre. Comme vous pouvez le voir, on ne se laisse pas aller.
Et on a pas peur des mélanges - tiens donc, c'est même pour ça qu'on est là !
Milouson était avec nous et avait amené en plus de son lumineux sourire quelques merveilles à papouiller :
Et a donné une petite initiation au rouet et ici, au fuseau :
Après ça vous m'esscuserez mais je n'ai plus tellement pensé à prendre des photos, entre l'atelier de teinture (pflouitcht pflouitch) avec lancer olympique d'écheveaux dans la baignoire, les petites démo filage, moi occupée à squatter la cardeuse de compétition de Milouson pour napper une (infime) partie de mon stash de fibre en suint, Elodie prête à teindre à peu près tout ce qui lui tombait sous la main (je me demande si dans la nuit elle n'a pas décidé de s'attaquer aux rideaux), tout cha entre deux bouchées de rocher mmmmferrero...
Bref ces petites rencontres sont limites décadentes mais bon sang qu'est-ce qu'on aime ça. C'est quand qu'on recommence, diiiites ?!?
Plus de photos et d'impressions chez...
Milouson
Elodie
Jennifer
Anne-Lise
Violaine
Merci les filles !
;-)
30 avril 2008
la minute indispensable de Madame Tricopète
... qui n'est pas votre dévouée, malheureusement. Non, aujourd'hui je glisse juste un mini-billet entre deux bagarres d'architectes et de toituriers pour vous rappeler à quel point il est nécéssaire de s'abonner séance tenante là pour la minute indispensable de glamour, de bon goût et de désensibilisation au polyacétate de rhovylon.
C'est vrai quoi, en ces temps d'austérité, sachons cultiver notre élégance naturelle.
A bientôt ;-)
17 avril 2008
rendons à Odin...
Coucou me revoiloù. Après avoir péniblement tartiné ma bafouille en angliche hier soir il était l'heure d'aller me coucher, mais je m'en voudrais de placarder ici mon Kongle terminé sans remercier bien sincèrement toutes celles qui m'ont laissé de chaleureux commentaires d'encouragement. C'est vrai quoi, ça fait quand même du bien d'avoir sa petite dose de soutien moral de temps en temps !
Et en ce qui concerne l'effet de groupe, je serais d'une ingratitude crasse si je ne rendais ici hommage à celles sans qui cet ouvrage d'une certaine hénormité n'aurait jamais pu finir et n'aurait probablement même jamais vu le jour. Il y a trois ans et des poussières en effet, je tombais nez à nez et en admiration sur le Jubileum de Véronique, et c'est ainsi que j'entrai dans le monde merveilleux du groupe TricotNordique, dont le moins qu'on puisse dire est que les membres n'ont pas froid aux yeux - ni froid nulle part d'ailleurs, vu le nombre incroyable de tricots héroïques qui se trame là-dedans. Irlandais torsouillés, moufles enluminées, Fair-Isles chamarrés, Nordiques découpés, ganseys goussettés, dentelles en envolées, bref, c'est pas du tricot timide et on trouve toujours de l'aide quand on en a besoin ! (Et aussi un sérieux coup de pouce pour les folles dépenses, mais bon, ça fait tout de même partie du plaisir aussi). Alors chers amis tricotnordistes, bravo et merci !
Bon, maintenant passons aux choses désagréables. Les amers reproches et rancunes que je tiens au pull norvégien (résumé du post précédent) :
- Nom de nom quand on coud et qu'on coupe son emmanchure, voilà-t-y pas que l'ouverture se met à grandir d'une bonne série de millimètres. Il paraît que c'est normal mais moi je ne le savais pas et ça m'a beaucoup contrariée. Contrairement aux manches en forme où il faut mettre de l'aisance dans la tête de manche, il faut donc coudre ici en mettant de l'aisance dans l'emmanchure. Dans tous les cas et personnellement, j'ai horreur de ces histoires d'aisance.
- Je n'aime pas trop cette ciseautique sur piqûre à la machine. Le dessous de bras qui prend beaucoup de traction, me semble être d'une solidité contestable. Mon impression est renforcée par l'opinion négative de la très respectable Priscilla dans Knitting in the Old Way, qui explique que la vraie méthode traditionnelle consistait à conserver trois mailles comme base pour l'emmanchure, lâcher ces 3 mailles depuis les épaules pour former une échelle jusqu'à la base, couper ladite échelle et nouer les brins par paire. Toute la différence est dans les 3 mailles de base, qui forment une vraie fondation pour le dessous de bras. Exactement en fait comme dans les steeks écossais.
- Eunny Jang proclame que la couture machine raidit le tricot et que c'est un contre-sens. Je suis assez d'accord
- Ces coutures de manches sont assez encombrantes. Pas moins de trois couches superposées (corps + repli des bords coupés + ourlet), ça finit tout de même par faire un peu boudin. Evidemment j'ai violemment écrasé au fer, mais il y a des limites à l'écrabouillement de la matière... Sinon d'accord, sur l'envers le fini est impeccable. Penser à porter le pull à l'envers de temps en temps.
- Le truc rédhibitoire dans les projets à découpe : on ne peut pas essayer le sac à patates. Quand on peut l'essayer parce qu'on a coupé, il est déjà trop tard. Bonjour l'angoisse.
- Enfin et là où on ne m'y reprendra pas de sitôt, c'est la coupe de ces pulls avec épaules tombantes et manches sans tête. Résultat : plein de plis disgracieux autour de l'emmanchure, et autant que j'aie pu le voir c'est un problème chronique de ces modèles. D'accord, ces pulls ont des motifs sublimes mais anatomiquement parlant, c'est tout de même du brutal. Je ne serais pas contre une petite amélioration avec emmanchures creusées.
Pour terminer, le petit truc de la maniaque de service : je suis trèèès contente du col avec ourlet réalisé selon les indications de Madame Katharina Buss (l'Encyclopédie du Tricot). C'est aussi nickel à l'envers qu'à l'endroit et cela donne de la fermeté à l'encolure, très utile pour résister au poids des manches. ça, je le referai !
Ouffff. Plus de deux ans pour faire le pull, plus de deux jours pour faire le post. Et le pire, c'est que ça ne me donne même pas envie de plonger dans les écharpes. Irrécupérable.
Bon tricot et à bientôt !
16 avril 2008
ta-daa
Warning : in a presomptuous attempt to reach my international audience (Hello Anchorage!) this post will be in english frenglish globlish - well, whatever it looks like.
Some sure signs of spring : a lovely sunshine on the otherwise rainy Belgium. Tender leaves popping on the trees. Birds singing all around. Yours truly, with her unique sense of timing, finishing a norwegian sweater.

It feels somehow unreal. I had to dig deep down in Blog History to find back the origins of this project (if anything, blogging proves very helpful for deficient memory or projects that beat the scope of human recollection). September 2005 ! Gasp. No wonder this has been a trying relationship. If it wasn't for my extreme stubborness, the whole thing should have been back in the limbs long ago.
Most surprisingly, I am happy with it. It fits reasonably well, taking into account my profound despise for all things gauge and the *$&§!^* conception of those *$&§!^* norwegian sweaters (more grumping and detailed complaints below). I made extensive modifications to the colour pattern and decided to go for a shorter version than the original pattern (for some reason didn't want to have all these pine buds snuggly wrapped around my rear ends).
I also wanted a cosy turtleneck because I am very sensitive to the cold, what seems to worsen with age. I wear turtlenecks from September to May (and if things keep on this track, I may well end up wearing ski masks when I'm 60). As you can see the turtleneck is rather generous. I like that; it is very fluffy (thanks brioche stitch!) and its proportions make the whole sweater look less ginormous.
st'eeeeeek'ing !
So, this was my first project involving norwegian steeks. All in all it went well, but I must say I am not very fond of the technique. First of all I can only advise to have some warming-up with the sewing machine and a waste swatch before getting to the real thing. It's crucial to have the proper tension on the machine and to test the sewing and the cutting on the actual yarn. It could be a good idea to do this at the very start before embarking on a whole project and discover at the end that the yarn is, say, too slippery. I once heard a very experienced knitter telling how she had a nightmarish experience with a norwegian waterproof wool. If your read anything like 'teflon' on the label, run away.
Some complaints on the norwegian sweater :
*$&§!^* # 1
I carefully measured the top of my sleeves, reported the measurement to the sides of the body, and proceeded with the steeking. Then measured again. Bad idea : the openings have gained 1/2 inch after the cutting.
After the mandatory round of cursing and self-mortification, I went on with the sewing with a terrible feeling of 'who do you thing you are fooling you cheater'. Well, I should have known better. Here is what I found two days later while leisurely browsing Knitting without Tears :
Et voilà. Yet another evidence that all and every knitter should never call it a day without reading his/her two pages of EZ (this makes me think I should take advantage from the dollar rate to order all of her books).
*$&§!^* # 2
I don't think the machine-stitched steek is very solid*, especially at the underarm which takes a lot of abuse.
In Knitting in the Old Way, PGR explains that this method is a modern simplification of the more traditional way which involves dropping three stitches along the armhole height, cutting the ladder open and knot the ends by pairs, but more importantly, keeping the stitches at the bottom of the ladder as platform stitches for the underarm - quite like in the scottish steeks.
*Well, not as solid as a nineteenth-century sweater would be. That is my personal standard with durability.
*$&§!^* # 3
I quite agree with Eunny Jang that machine stitching is stiffy and spoils the elasticity of knitted fabric.
*$&§!^* # 4
Bulky, bulky. At the sleeve seams you'll get the fabric of the body complete with all its strands, the folded edges from the cut, plus the facing. Three layers of heavy knitting. Just add an I-cord and you can achieve the oh-so desirable Goldorak look.
*$&§!^* # 5
My biggest issue with steeked projects : you cannot try it on until the cut is done and your fate is sealed. That's all right if you are very accurate with gauge, body measurements, style issues, arm bulge, sense of the wind, you name it - but for a chaotic knitter like me, pretty scary.
I didn't like that AT ALL.
*$&§!^* # 6
And while I'm at it, I have another reproach to these norwegian sweaters : drop shoulders. Drop shoulders are an anatomic aberration and it doesn't help to have generous amounts of heavy fabric and bulky seams awkwardly draped around you. Take a look at the creases around the armscyes. Then take that : it is a part of the sweater design. Yep. I peered at tons of pictures of norwegian sweaters all kinds, and my mind is set : the creases are not my fault. Unfortunately, that doesn't make them look any better. Well, lesson learned.
Ms Fussy's pleasures

A word on the collar. I made a double sided neck as explained in The Big Book of Knitting (polo neck with a facing) and it is very neat, as well on the inside as on the outside. An added bonus is that it gives more firmness to the neck opening, something always useful for a heavy sweater.
My tip : when picking up stitches along the edge, add a contrasting thread to the yarn. It will make it much easier to pick the matching loops on the wrong side to knit the little facing. Once the collar was done, I used sharp scissors to snip the contrasting thread and pull it out.
Oooops. It seems that writing in another language doesn't help much with my bloggorhea. Sorry for this and I will leave now with the compulsory picture of the wrong side... ah, stranded wrong sides. Never can get too much of these, right ?

Happy knitting everybody !
21 mars 2008
pour en finir avec le trac de la ciseautique
J'ai trouvé! On va garder les norvégiens pour habiller Bertha.

Vu que Bertha, non seulement elle est d'humeur toujours égale mais elle a pas de bras. Brave fille.
Aujourd'hui je suis en congé et il y a une journée spéciale mai '68 sur France Inter. C'est la régalade.
13 mars 2008
c'est jeudi, c'est confetti
Il y a des gens comme ça dans la vie qui ont des talents bizarres. Prenez ces vieux types dans les villages, avec leur baguette coudée à la main, on les lançait dans la cambrousse et crac - ils vous trouvaient la source d'eau claire planquée à huit mètres de fond, sans coup férir.
Eh bien moi c'est pareil, sauf que mon instinct infaillible, c'est les emmerdements. A tout hasard : mettez-moi devant une liste de postes à pourvoir, et je suis irrésistiblement attirée par le job auquel personne ne comprend rien dans une direction de dingues. Autre exemple (encore une fois tout-à-fait-au-hasard), lâchez-moi dans la nature avec un paquet de petites annonces et un stylo en poche, et je m'en vais illico signer pour la baraque la plus calamiteuse de tout le sud de la ville. Je vous le dis, c'est un talent.
La baraque ? Eh bien, le chantier va son chemin, au sacrifice d'un nombre toujours croissant d'économies et de terminaisons nerveuses. A la place des trous nous voyons pousser des moignons de mur, ce qui est encourageant. Il y avait dans l'ouvrage d'art que j'ai acheté un certain nombre de bizarreries, dont certaines pourront être éradiquées mais dont d'autres atteignent un tel niveau de fantasque qu'il faudra continuer à vivre avec. Soit. Que celui qui n'a jamais cédé face à la perniciosité des Arts du Bâtiments me jette le premier bloc-béton.
les podcast éclairent la nuit norvégienne
Comme si ça ne suffisait pas, voilà maintenant que je me suis laissé entraîner dans March to the finish, à l'appel de Nicole dans le groupe Stash and Burn sur Ravelry. Je prétends que je vais finir Kongle au mois de mars (!!!!!!). Ce n'est pas grave, nous ne sommes pas à une énormité près.
Connaissez-vous Stash and Burn ? Je les écoute depuis quelques semaines maintenant et franchement, je les adore. Nicole et Jenny se réunissent tous les mardi pour nous raconter leurs accidents de stash, avec une spontanéité et une fraîcheur irréristibles. A lui seul le rire de Jenny est un antidote total à la morosité (et je peux vous dire que je m'y connais en morosité en ce moment). Bref, je n'ai rien de plus pressé le soir, quand je ne suis pas passée à la moulinette au point de juste vouloir me mettre une cuite et puis au lit, que d'écouter tous les épisodes sur mon i*pod en travaillant sur Kongle. Et en flippant un peu tout de même car je ne sais toujours pas si j'aurai assez de fil...
Il ya peu de temps que j'écoute des podcasts de tricot. En règle générale, je trouve que ces dames et messieurs s'expriment de façon plutôt limpide et que du coup, c'est un moyen fort agréable de travailler son anglais usuel (ah les prétextes!) Et c'est aussi super quand on ne peut pas avoir son tricot en mains d'avoir au moins du tricot dans les oreilles. (Bientôt l'intraveineuse, les gars, c'est sûr).
En valeur sûre nous avons Cast On de Brenda Dayne, une américaine au pays de Galles. Diction impeccable et contenu de haute tenue. Brenda est une des premières podcasteuses de tricot et une référence dans le milieu. J'aime aussi beaucoup Strings and Sticks, le podcast de David avec de vrais morceaux de kangourou dedans. A l'occasion, cela permet d'entendre l'avis d'un garçon (qui n'a pas peur de travailler Henri IIIV entre deux couches de peinture sur ses châssis) et d'apprendre que mêmes des ados bourrés d'hormones apprécient le Cobblestone (David est enseignant alors les ados bourrés d'hormones, ça le connaît). Toujours bon à savoir !

Et en ce qui concerne la nuit norvégienne... Ce matin j'ai laissé ma voiture devant le chantier ce qui fait que le maçon qui ne devait pas venir mais qui est venu plus tard n'a pas pu travailler parce qu'il ne pouvait pas sortir la bétonneuse et le bus qui devait me conduire pendant 45 minutes m'a recraché avec les autres à mi-chemin à cause d'un autre chantier célèbre mais dans le dit bus j'ai tout de même réussi à faire deux rangs et demie de manche. On tient le bon bout, on tient le bon bout.
Joyeuse semaine à tous !
01 mars 2008
café-tricot du vendredi
Hier soir, première visite chez Arthur's, le café-tricot du quartier européen. Catherine y accueille les tricoteurs(ses) chaque vendredi en début de soirée (c'est un peu plus pratique pour les horaires de travail!). Et comme Catherine est vachement calée (30 ans de tricot ma bonne dame, bien qu'il n'y paraisse guère) c'est très volontiers qu'elle donne de bons conseils sur les trous de manche récalcitrants, les diminutions pas droites et autres entourloupes.
Nous avons commencé la soirée dans les conversations tricot et fini dans les grands thèmes de civilisation; c'était bien, je serais bien restée encore un peu !
Café-tricot chez Arthur's
26 rue de Trèves, en face de la gare du Luxembourg
1040 Bruxelles
Chaque vendredi, de 16 à 20h.














